Journal of the Russell Society — Vol 26
Collection Journal of the Russell Society :
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Ce numéro de l’année 2025 n’est pas encore disponible gratuitement en ligne[1]Chaque numéro est disponible dès que le suivant est publié. Après un blanc dans la publication, entre 2022 et 2025, le rythme est normalement reparti pour un numéro annuel. C’est en tout cas … Lire la suite. Il le sera en 2027. En tant que membre de la Russell Society, j’y ai pour ma part accès[2]Pour information, la cotisation annuelle est de 25 £, soit ~30 €. et il a rejoint ses copains sur mes étagères numériques (en passant d’abord, bien entendu, sur la pile des lectures en cours).

Au sommaire :

  • Éditorial / Editorial
    Page 2–6
  • Articles :
    • Un marbre à scapolite à Drumnaha, Glenleheen, comté de Donegal / A Scapolite-bearing Marble at Drumnaha, Glenleheen, County Donegal
      Auteurs : Stephen Moreton, Robert Lawson
      Page 7–13

Une petite carrière de marbre abandonnée située dans le townland de Drumnaha, à Glenleheen, dans le comté de Donegal (Irlande), renferme une association de skarn calco-silicaté comprenant actinolite, diopside, épidote, grossulaire, méionite, phlogopite, feldspath plagioclase, trémolite et vésuvianite. Les pegmatites qui recoupent le marbre ne présentent aucun lien apparent avec la formation du skarn. Elles semblent correspondre à un événement intrusif plus tardif, associé à la mise en place du granite principal de Donegal, mais l’absence d’affleurements frais empêche toute analyse géologique définitive. Le minéral du groupe des scapolites, la méionite, constitue l’élément le plus remarquable de l’assemblage calco-silicaté. Sa formule empirique est proche de Ca₃Na(Al₅.₂Si₇.₈O₂₅.₈)(CO₃)₀.₉(SO₄)₀.₂, et il semble s’être formé lors d’une réaction métamorphique à haute température entre feldspath plagioclase et carbonate de calcium. Les pegmatites ont subi une altération métamorphique à plus basse température, ayant entraîné la transformation de la biotite en clinochlore ferrifère.

    • Première occurrence britannique d’iranite dans le district minier de Leadhills–Wanlockhead, dans le sud de l’Écosse / The First British Occurrence of Iranite from the Leadhills–Wanlockhead Mining District, Southern Scotland
      Auteur : Michael S. Rumsey
      Page 14–17

Le rare chromate-silicate de plomb et de cuivre iranite a été identifié sous la forme d’une couche microcristalline brune discontinue, d’une épaisseur bien inférieure au millimètre, intercalée entre des couches de pyromorphite-phosphohédyphane jaune-verdâtre, sur un spécimen de la collection Russell provenant du district de Leadhills–Wanlockhead, dans le sud de l’Écosse. Il s’agit de la première occurrence confirmée en Grande-Bretagne et en Irlande, et du troisième chromate supergène (après la crocoïte et la phœnicochroïte) identifié avec certitude à Leadhills–Wanlockhead.

    • Première occurrence irlandaise de Todorokite-"Buserite" d'Islandmagee, Comté d'Antrim, Ulster/ First Irish Occurrence of Todorokite-‘Buserite’, from Islandmagee, County Antrim
      Auteurs : Michael S. Rumsey, Benjamin J.I. Adair, Norman R. Moles
      Page 18-24

Une occurrence de todorokite post-volcanique est décrite dans les basaltes amygdalaires d’Islandmagee, dans le comté d’Antrim, en Irlande du Nord. Il s’agit de la première mention de todorokite sur l’île d’Irlande, ainsi que de la première occurrence dans les îles Britanniques de ce minéral associé à des zéolites dans un contexte post-volcanique. L’identification est rendue complexe par des intercroissances avec la chabazite, ainsi que, d’un point de vue nomenclatural[3]Barbarisme très utilisé en botanique et en zoologie, que j’applique ici en minéralogie, faute d’un terme français., par les débats existant dans la littérature concernant la validité d’un « minéral » étroitement apparenté, souvent désigné sous les noms de « manganite 10 Å » ou « buserite », mais qui n’a jamais été approuvé par la commission de nomenclature minéralogique. La conclusion de cette étude suggère que l’oxyde de manganèse hydraté d’Islandmagee correspond à un matériau intermédiaire entre ces deux entités potentiellement distinctes.

    • Atelestite de la mine de Penberthy Croft, St Hilary, Cornouailles / Atelestite from Penberthy Croft Mine, St Hilary, Cornwall
      Auteur : Steve A. Rust
      Page 25–27

Le rare arséniate basique de bismuth, l’atélestite, a été identifié par analyse en dispersion d’énergie des rayons X et par spectrométrie Raman sous forme d’agrégats sphéroïdaux drusiformes, de couleur gris pâle à brun jaunâtre, tapissant des cavités dans un quartz-feldspath pegmatitique à la mine de Penberthy Croft, St Hilary, en Cornouailles. Il s’est formé à partir de l’oxydation du bismuth natif et de la bismuthinite primaires dans un environnement supergène riche en arséniates. Il s’agit de la première occurrence confirmée dans les îles Britanniques.

    • Minéraux de type liskeardite et première occurrence britannique de galeaclolusite / Liskeardite-like Minerals and the First British Occurrence of Galeaclolusite
      Auteur : Michael S. Rumsey
      Page 28–32

La présence de galeaclolusite[4]Les amateurs francophones seront forcément familiers, si ce n'est avec le minéral, au moins avec le nom celle qui en a inspiré le nom. au Royaume-Uni pouvait être anticipée sur la base de la littérature publiée. L’étude de spécimens étiquetés « liskeardite » a confirmé cette hypothèse pour des échantillons provenant de la mine de Penberthy Croft, St Hilary, en Cornouailles. L’étude a été étendue à d’autres minéraux de type « liskeardite » et a permis de confirmer une seconde occurrence mondiale de bettertonite à la mine de Marke Valley, Linkinhorne, en Cornouailles. Une nouvelle phase de type « liskeardite », la galeaclolusite, a également été mise en évidence. À la mine de Penberthy Croft, la galeaclolusite est généralement en intercroissance avec son hydrate inférieur, la bulachite, bien qu’un échantillon relativement pur ait été identifié. La penberthycroftite et la bettertonite (également sous forme d’hydrates inférieur et supérieur) présentent des intercroissances similaires, et ces deux types d’intercroissances peuvent être recouverts par de la liskeardite. Les intercroissances bulachite-galeaclolusite et bettertonite-penberthycroftite semblent mutuellement exclusives, ce qui suggère que leurs domaines de stabilité ne se recouvrent pas. Une attention particulière doit être portée à la conservation et au stockage de ces espèces sensibles, en raison de leur tendance à la déshydratation.

    • Récit personnel de la découverte de la bettertonite et de la penberthycroftite / A Personal Account of the Discovery of Bettertonite and Penberthycroftite
      Auteur : John Betterton
      Page 33–34

La mine Penberthy Croft, à St Hilary, en Cornouailles, est l’une des localités minéralogiques les plus diverses des îles Britanniques. Deux nouveaux minéraux, la bettertonite et la penberthycroftite, des arséniates basiques hydratés d’aluminium structurellement apparentés et présentant des quantités différentes d’eau de cristallisation, ont été découverts sur des échantillons collectés par l’auteur en 2002. Le point de vue du collecteur sur de telles découvertes n’est pas pleinement pris en compte dans les publications scientifiques. La présente courte contribution en offre un témoignage personnel.

    • La collection minéralogique de Lady Henrietta Antonia Clive, comtesse de Powis, 1758–1830 / The Mineral Collection of Lady Henrietta Antonia Clive, Countess of Powis, 1758–1830
      Auteur : Tom F. Cotterell
      Page 35–128

Une collection de minéraux historique et d’une grande importance culturelle, datant du début du XIXe siècle, a récemment été mise au jour dans les collections d’Amgueddfa Cymru – Museum Wales[5]Pays-de-Galles.. Elle fut constituée par Lady Henrietta Antonia Clive, née Herbert (1758–1830), comtesse de Powis (1804 à 1830), et était à l’origine conservée à Walcot Hall, près de Bishop’s Castle, dans le Shropshire. Les deux catalogues manuscrits regroupent les espèces minérales selon le système de classification le plus moderne disponible à l’époque. Datés de 1817, ils offrent un aperçu fascinant de l’univers d’une collectionneuse de minéraux du début du XIXe siècle, dont on savait auparavant peu de choses. Leur style et leur contenu montrent qu’Henrietta était une observatrice accomplie. La majeure partie du texte semble avoir été rédigée par un tiers (peut-être un universitaire ou un marchand de minéraux), mais nombre des ajouts postérieurs sont incontestablement de sa main. La provenance des spécimens indique qu’elle collectionnait systématiquement dans l’ensemble du monde alors connu. Comme beaucoup de collectionneuses contemporaines, son intérêt s’épanouit tard dans sa vie, lorsque ses enfants furent adultes. Il fut toutefois fortement influencé par un séjour dans le sud de l’Inde (1798–1801), où son mari exerçait les fonctions de gouverneur de Madras. La collection, qui comptait près de 1 200 spécimens, fut léguée à son fils aîné, Edward, qui ne s’intéressait pas à la minéralogie. Il la transféra dans la demeure ancestrale de la famille, Powis Castle, à Welshpool, où de modestes ajouts furent apportés par son épouse, Lady Lucy Herbert, née Graham (1793–1875), comtesse de Powis (1839–1848). La collection resta au château jusqu’en 1929, date à laquelle elle fut donnée à Amgueddfa Cymru par le quatrième comte de Powis. Environ un quart des spécimens subsistent actuellement, mais, malheureusement, il n’est pas possible de vérifier le nombre exact des spécimens qui étaient présents en 1929. Les centres intérêts d’Henrietta eurent une influence sur ses enfants. Sa plus jeune fille, Charlotte, fournissait des spécimens à sa mère et, en tant que duchesse de Northumberland, constitua une belle collection minéralogique à Alnwick Castle. Elle fut gouvernante de la jeune princesse Victoria et a vraisemblablement influencé les habitudes de collection de la future reine d’Angleterre. Le plus jeune fils d’Henrietta, Robert Henry, ainsi que sa fille aînée, Henrietta Antonia, fournissaient des spécimens pour la collection, et Robert Henry joua un rôle essentiel dans la création d’un musée à Ludlow.

  • Revues bibliographiques / Book reviews
    • Minerals of Britain and Ireland 2009–2024, Jana Horák
      Page 129–130
  • Nécrologie / Obituaries
    • Frank Ince / Frank Ince
      Auteur : Roy E. Starkey
      Page 131–132
    • Alec Livingstone / Alec Livingstone
      Auteur : Roy E. Starkey
      Page 133–135

 

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Notes

Notes
1 Chaque numéro est disponible dès que le suivant est publié. Après un blanc dans la publication, entre 2022 et 2025, le rythme est normalement reparti pour un numéro annuel. C’est en tout cas ce qu’a indiqué le Bureau de la Russell Society dans son assemblée générale de mars 2026.
2 Pour information, la cotisation annuelle est de 25 £, soit ~30 €.
3 Barbarisme très utilisé en botanique et en zoologie, que j’applique ici en minéralogie, faute d’un terme français.
4 Les amateurs francophones seront forcément familiers, si ce n'est avec le minéral, au moins avec le nom celle qui en a inspiré le nom.
5 Pays-de-Galles.

Cet article a 3 commentaires

  1. Torpedoes88

    Bonjour. Le numéro 26 n’est pas encore disponible sur le lien indiqué. Dans combien de temps sera-t-il dispo ? J’ai découvert le Journal of the Russell Society grâce à votre site (merci !) et je suis passionné de minéralogie anglaise même si je n’y habite plus.

    1. B'

      Bonjour. Merci pour votre commentaire. Je ne connais pas encore le rythme des « releases » sur le site, à savoir combien de temps s’écoule entre la sortie du volume et sa mise à disposition pour tous sur le site de la Russell Society (ils étaient tous disponibles, jusqu’au volume 25, quand j’ai ajouté le Journal à mon inventaire, mais le dernier remontait à 2022). Je me renseigne et je mettrai à jour la fiche. Un moyen sûr d’avoir tous les volumes à venir en avant-première, c’est le membership à la Russell Society.

  2. B'

    Comme convenu, j’ai obtenu l’information directement auprès de la Russell Society. Si vous n’êtes pas membre de la Russell Society, il faut attendre l’année suivante (le numéro suivant, en fait) pour que le numéro devienne disponible au téléchargement pour tous et gratuitement. Si vous êtes passionnés de minéralogie britannique et de l’histoire minière outre-Manche, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Évidemment, devenir membre uniquement pour bénéficier du Journal n’est pas nécessairement un bon calcul. Mais le membership offre d’autres avantages, même si vous n’habitez pas outre-Manche, comme l’accès aux newsletters trimestrielles, leur version « juniors » (perso, j’aime beaucoup, car le niveau de vulgarisation est très bon), ainsi que l’accès aux conférences mensuelles Zoom en dehors de la période estivale (les dernières étaient, par exemple, « Déchets miniers : responsabilité environnementale ou ressource précieuse ? », « Les gisements miniers des Pennines du Nord – Nouvelles perspectives », et celle de mai, par exemple, sera consacrée à la spectroscopie Raman.)
    En outre, j’ai pu obtenir d’un autre membre une copie d’un article paru dans la revue UK Journal of Mines and Minerals (UKJMM) en 1988, introuvable si l’on n’a pas une copie papier du numéro recherché (la revue ne paraît plus depuis 2010/2011, les exemplaires sont difficiles à trouver, et il n’existe aucun fonds numérisé pour en parcourir l’historique, dommage !)
    Le membership, c’est donc non seulement du réseau, mais aussi une contribution, somme toute modique, à la pérennité d’une revue de qualité.

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