L'équipement du minéralogiste amateur - le coquet minéralogiste

Coquetterie ?

Cette question, le minéralogiste amateur se la pose à chaque fois qu’il part en balade parce qu’il est… coquet. Petite chemise à carreaux, ou tee-shirt ? Espadrilles ou baskets ? Short vert ou pantalon bleu ? Et je prends quoi comme sac ? Sera-t-il assorti au reste de mon équipement ?

Alors coquetterie ? Oui et non. Le minéralogiste amateur a le droit d’être coquet, mais les raisons qui présideront au choix de ce qu’il va porter, et comment il va s’équiper, sont d’un tout autre registre : confort, solidité, sécurité et praticité. Si en plus il fait beau (ou belle) gosse, moi ça me va.


Une tenue adaptée au terrain

Des vêtements solides et confortables, cela va sans dire, mais surtout ils doivent être adaptés à l’usage et au terrain. Leur choix dépend donc de ces deux facteurs.

L’usage

L’usage, lui, on le connait avant de partir : on marche (parfois on grimpe), et on gratouille le sol (parfois on creuse). Si vous prévoyez de passer la journée allongé sur le sol, eh bien habillez vous en conséquence (un vieux tapis de sol n’est pas du luxe, par exemple, mais nous ne parlerons ici que de la tenue vestimentaire).


Le terrain

Le terrain, c’est la variable, celle qu’on découvre une fois sur place (si c’est la première fois, après on anticipe) : des éboulis, des haldes, une pente, des cailloux, du sable, de la boue, des rochers, de l’eau (pour l’orpaillage par exemple), une galerie… C’est pour ça qu’il est important de s’informer avant de partir (d’où l’intérêt des lectures préalables, à défaut d’avoir des conseils des gens du coin).

Pour corser le tout, il y a une variable dans la variable : la météo. Le sable devient sable mouvant, la terre devient boue, le ruisseau devient torrent. Le rocher en équilibre en haut de la côte devient le rocher bien stable en bas de la pente… Assurez-vous juste de ne pas être sur sa trajectoire pendant qu’il dévale (ou que ce n’est pas votre corps qui le rend stable tout à coup).


Une tenue adaptée aux conditions atmosphériques

Il va sans dire que pour tous les conseils ci-après, il faut tenir compte des conditions météorologiques : s’il pleut ou s’il neige, ou bien si le temps est sec, ou s’il y a du vent. Et puis le temps change au cours de la journée : il faut aussi prévoir le pire (prendre la météo, avant de partir, en particulier en montagne, n’est jamais superflu).

Les conseils que je pourrais donner ici sont rigoureusement les mêmes que l’on peut donner pour une simple randonnée : toujours prévoir un changement de météo en emportant une tenue de pluie (cape de pluie, K-Way) et des vêtements chauds (pull, polaire). Adapter aussi ses chaussures.

Rappelez-vous : l’humidité et le froid peuvent devenir vos pires ennemis et gâcher votre balade minéralogique, voire vous mettre en péril.

Dans « rentrer chez soi avec des minéraux », il y a « rentrer chez soi ».

sagesse minéralogiste

Confort et solidité

Passons en revue les éléments de la tenue vestimentaire adaptée qui allie confort et solidité.

Les pieds

Parce que les chemins et autres sentiers empruntés lors des balades minéralogiques (que j’appelle aussi les « sorties cailloux ») ne sont pas, voire jamais, en bon état, parce qu’on doit parfois traverser des passages immergés, parce que dans les herbes hautes on ne voit pas toujours sur quoi (ou sur qui) l’on marche, il est indispensable de bien se chausser. Des chaussures de randonnée, si possible étanches (aujourd’hui plus abordables qu’hier dans les enseignes spécialisées) font parfaitement l’affaire, la plupart du temps.


Chaussures

équipement chaussure
Chaussures de randonnée, marchent aussi bien dans le Lutétien que dans le Bajocien (là, on ne voit qu’un pied, mais en vrai j’en ai un autre)

En fait, pour les chaussures, il y a deux choses à considérer : l’approche et la prospection. L’approche, ben c’est… l’approche, l’étape nécessaire qui précède, et qui succède (il faut bien rentrer) à la prospection. Et la prospection, c’est quand une fois sur place, on piétine, on grimpe et on saute, on va et on vient, sur une surface limitée, mais rarement plane et lisse (parfois même verticale).

En effet, des bottes adaptées à la prospection dans la boue ou en milieu humide (ruisseaux, mares…) ne seront pas forcément géniales aux pieds pendant les deux ou trois heures de randonnée nécessaires pour accéder au site.

De plus, la sécurité, en plus du confort et de la solidité, est un troisième élément à prendre en considération.

Ce qui ne tombe pas sur votre tête tombera sur votre pied

Autre sagesse minéralogiste

En carrière, par exemple, où des chaussures de sécurité sont exigées[1]Sur ce point, si l’exigence vient du carrier qui nous fait l’amabilité de nous autoriser l’entrée, c’est bien la sécurité de nos orteils qui est en jeu : c’est donc une exigence … Lire la suite la plupart du temps, il faut parfois marcher longtemps, car il est rare (mais ça arrive), que l’on puisse descendre en voiture jusqu’en bas (dans certaines carrières, on compte le dénivelé en centaines de mètres !), même si parfois des carriers fort sympathiques nous font l’amitié de nous y descendre.

A défaut d’emporter de quoi se chausser dans son sac (après tout, pourquoi pas), il faut donc se chausser de la manière la plus satisfaisante et adaptée pour toute la sortie. Pour ma part, si les chaussures de sécurité sont nécessaires et que je vais en terrain boueux, je préfère des bottes « coquées » (c’est peut-être, finalement, le seul moment où l’amateur de cailloux est réellement coquet…[2]L’amateur de cailloux aime aussi les jeux de mots !. C’est à l’achat, donc, qu’il faut anticiper cet usage éventuel de marche/randonnée : il existe des bottes de sécurité très confortables et qui vous permettront de ne pas trop avoir mal aux pieds dans la phase d’approche (certaines paires que j’ai eues me faisaient mal aux orteils à cause de l’embout en métal). Evidemment, leur prix est à la hauteur du service rendu. Les miennes sont fourrées et leur semelle n’est pas lisse.

équipement bottes de sécurité
Typiquement, sur un éboulis, bottes de sécurité fourrées avec semelles crantées — moins pratiques qu’une paire de baskets, mais tellement plus sûres ! (Calcaires de la Sambre, Belgique)

A l’inverse, s’il me faut privilégier le confort durant l’approche, parce qu’elle est longue et chaotique, je me replierai sur des chaussures plus adaptées à la randonnée et je limiterai ma prospection à ce que me permettront mes chaussures.

équipement bottes de sécurité
Mes bottes de sécurité — un camion peut passer sur l’extrémité noire sans même faire peur à mes petits petons (mais je n’ai jamais essayé)

Un bon compromis, en dehors des carrières, est la paire de chaussures de randonnée étanches, tout-terrain [3]Les chaussures de rando sont en général tout terrain, c’est un peu leur principe, mais pas durant toute leur vie : il faut surveiller l’état de la semelle qui peut s’user bien plus vite … Lire la suite, et pourquoi pas renforcées au niveau des orteils : j’ai déjà trouvé des chaussures de sécurité étanches et presque aussi confortables que des chaussures de rando, mais jamais de chaussures de randonnée qui répondent aux normes de sécurité (hormis, peut-être, des chaussures de haute montagne, mais là on sacrifie un peu le confort, à cause de leur poids notamment, et je ne suis même pas sûr qu’on parle des mêmes normes de sécurité).

équipement chaussures de randonnée
Ma bonne vieille paire d’Asolo dont la semelle commence déjà à être usée — l’extrémité est très dure, mais n’est pas un laissez-passer pour entrer en carrière.

Mais notez bien qu’aussi solides qu’elles soient, en réalité comme en apparence, vos chaussures de randonnée ne sont PAS des chaussures de sécurité. Vous pourrez être refoulé à l’entrée d’un site si vous n’en portez pas alors qu’elles sont exigées (à plusieurs reprises, j’ai entendu les carriers qui nous accueillaient rappeler ce point).

De plus, je ne l’ai pas précisé plus tôt, mais quand je parle de chaussures de rando, je parle de chaussures « tige haute », qui protègent et soutiennent la cheville, au moins en prospection.


Chaussettes

A part de porter des chaussettes confortables et adaptées à vos chaussures, mon seul conseil est d’en avoir de rechange au fond du sac. Rien de pire en effet que de garder aux pieds des chaussettes mouillées (on peut aussi, le cas échéant, y ranger des échantillons[4]L’amateur de cailloux est malin !).


Et les jambes ?

Dans le prolongement de la chaussure, en ce qui me concerne, il y a mes mollets. Vous savez, cette partie du corps qui a la fâcheuse tendance à s’accrocher dans les ronces ou à servir de guide aux insectes qui se glissent dans vos chaussettes.

Comme pour les pieds, il faut protéger vos jambes. Mais là, il est plus simple d’emporter un pantalon ou un short dans son sac qu’une seconde paire de chaussures ou des bottes. Pour ma part, c’est pantalon ! (et éventuellement short dans le sac, l’été) Un pantalon bien choisi, genre pantalon de chantier renforcé aux genoux et aux fesses, étanche (au moins waterproof), avec quelques poches. Voire un de ceux qui peuvent se dézipper en deux ou trois longueurs (short, bermuda, pantalon). Un vieux jean peut aussi faire l’affaire (c’est que c’est résistant, ces trucs-là).

Sinon, il a aussi la solution des guêtres, qui font le lien entre vos chaussures et ce qui vous sert de pantalon (short ou bermuda ; maillot de bain on évite…).


Et les bras ?

Manches longues ou manches courtes, ça dépend de la météo. J’ai fait le choix des manches longues depuis longtemps parce que le rouquin que je suis (quand j’avais des cheveux, j’étais roux) n’a jamais été trop copain avec le soleil. Après, chacun fait comme ça lui plait. J’ai quand même tendance à penser que des manches, c’est une protection supplémentaire : moins on expose de parties de son corps, moins on s’expose à une coupure, une écorchure ou un simple coup de soleil. Sinon, des manches renforcées au coude, c’est pas mal, ou aux épaules (là où les sangles du sac à dos vont frotter).


Et les mains ?

Au bout du bras, la main. Partie ô combien délicate et fragile de notre corps ! Et tellement pratique pour attraper et manipuler toutes sortes de trucs. Alors il faut en prendre soin ! Personnellement, je porte généralement une paire de gants, lorsque je manipule des roches, mais aussi lorsque je me déplace dans les rochers. Je trouve que je suis plus agile, et je me sens plus en sécurité, si je sais que je peux poser mes mains ou me rattraper sans risquer de m’écorcher ou pire. Mes gants sont des gants de type « industrie » ou « bricolage » (avec la paume et les doigts renforcés). Dans tous les cas, ils doivent permettre de bouger les doigts librement.

équipement gants
La main gantée est celle qui est susceptible de prendre le coup et aussi de saisir l’échantillon (note : je porte aussi des lunettes de protection, mais comme elles sont sur mon nez, on ne les voit pas sur cette photo…)

Lorsque j’échantillonne [5]Echantillonner : dans ce contexte, c’est réduire le volume de la gangue pour en limiter la taille et le poids. En effet, il n’est pas utile d’emporter un bloc de 3 kilos si c’est … Lire la suite, il m’arrive souvent de ne garder que le gant de la main qui tient la roche (je remets le droit lorsque je me déplace).


Et le buste ?

Là, c’est moins critique. Les maîtres-mots, c’est confort et solidité. Un pull, une polaire, une veste, un gilet, un manteau, un tee-shirt, tout ça en même temps : ce sont les conditions climatiques et le terrain qui décident. L’hiver ou l’été, ce n’est pas pareil. Sous la pluie ou par temps sec non plus. On s’adapte.

Avec le pantalon qui va bien, j’aime bien porter un gilet avec plein de poches, pour y ranger mes trouvailles et différents outils.

Conseil : il est malin de dédier une poche pour l’appareil photo et/ou le smartphone, je veux dire une poche qui ne contiendra jamais autre chose, et surtout pas des minéraux. Vous vous protègerez ainsi d’une mauvaise surprise en en sortant votre précieux smartphone et en constatant que son écran est rayé, car quelques petits cristaux de quartz y avaient été oubliés lors de la précédente sortie… (et là, vous vous dites que ça sent le vécu, non ?)

Et pour en terminer avec cette partie du corps, le minéralogiste amateur, toujours par coquetterie, ne rechigne pas à porter par-dessus tout ça un petit gilet, du genre fluo avec bandes réfléchissantes (comme ceux que nous avons dans nos voitures) et qui se voit de loin, en particulier par les conducteurs d’engins qui croisent régulièrement sa route.


Et la tête ?

Alouette ![6]Avouez, vous l’avez vue venir celle-là. Si vous vous blessez à un doigt, il en reste neuf. Si vous vous blessez à la tête, ça devient vite un problème.

Se protéger du soleil

Une première précaution, élémentaire, est de se protéger du soleil et ainsi d’éviter l’insolation et ses effets. En plus d’une paire de lunettes de soleil, la casquette est de rigueur ! (en plus de la crème solaire si nécessaire)


Se protéger de la pluie

Mais moi je préfère le chapeau : je fais d’une pierre deux coups, car le chapeau, à large bord comme le mien, me protège autant du soleil que de la pluie (il est étanche). Le seul inconvénient du chapeau, c’est que je suis obligé de le retirer pour utiliser ma loupe de géologue dans les meilleures conditions, luminosité oblige [7]Concernant l’utilisation de la loupe, lire Pour ne rien « louper ». La casquette, on peut la retourner le temps nécessaire façon Bernard Hinault[8]Je sais, il faut que je mette à jour mes références… et la remettre ensuite. Le chapeau, non. Bon d’accord, pas pratique quand il y a du vent, ou quand on passe dans des branchages (on ne voit pas très bien au-dessus de sa tête).

De toute façon, on s’adapte : casquette + capuche, bonnet + casquette, chapeau. La seule règle, c’est le confort. Enfin pas vraiment : la seule vraie règle, c’est la sécurité. Le reste c’est du bonus.

En effet, selon le contexte, c’est le casque qui s’impose (même si un bonnet juste en dessous n’est pas un luxe quand il fait froid (très valable pour ceux qui comme moi n’ont pas de cheveux).


Se protéger de ce qui peut tomber dessus

équipement casque
Casque et lunettes de protection

J’ai évoqué plus haut les chaussures de sécurité. Mais j’aurais aussi pu commencer par… le casque. S’il y a un équipement de sécurité visible bien avant les chaussures, c’est bien le casque. Et pour cause : il peut vous sauver la vie ou, pour le moins, limiter les dégâts en cas de chute de pierres (même s’il sera de peu d’utilité pour de grosses pierres ou des rochers). D’une manière générale, vous ne pourrez pénétrer dans l’enceinte d’une carrière ou d’une mine que si vous le portez (entre autres équipements de sécurité obligatoires). Mais je ne le répèterai jamais assez :

Vous ne portez pas des équipements de sécurité parce que c’est obligatoire. Vous les portez parce que c’est indispensable pour vous protéger.

Le petit minéralogiste amateur dans les prés

Il évite aussi de se faire mal si l’on se cogne la tête à un plafond bas ou une installation.

Certains trouvent que les casques de chantier ne tiennent pas bien sur la tête, et qu’ils tombent dès qu’on se penche par exemple. C’est vrai. Mais ça dépend du modèle. On peut en choisir une avec une jugulaire. Le choix du casque est donc important : je favorise ceux dont le réglage se fait par molette. Le modèle que j’utilise et que je rachète à chaque fois a aussi des lunettes de protection intégrées [9]Attention : si je rachète régulièrement un casque, ce n’est pas pour être à la mode, mais parce qu’un casque, même en bon état et bien entretenu, n’a pas une durée de vie … Lire la suite.


Protéger ses yeux

Si une paire de lunettes de soleil vous protège les yeux des rayons ultra-violets et vous permet de ne pas être ébloui (dans certaines carrières, par exemple de calcaire, les parois très claires renvoient la lumière du soleil de manière spectaculaire et si intense qu’on peut à peine ouvrir les yeux), il faut aussi qu’elle vous protège des éclats de roches lorsque vous vous servez d’un marteau ou d’une masse (ou que quelqu’un près de vous s’en sert), et même des éclats de métal qui peuvent provenir du marteau ou du burin [10]Concernant marteaux et burin, lire Complètement marteau !.

Vos yeux, c’est comme vos doigts, sauf que si vous êtes normalement constitué vous n’en avez que deux. Il faut donc y faire attention. Poussière, grains de sable et éclats de roches sont autant de petites choses qui pourront venir gâcher la sortie et plus encore.

équipement - lunettes de sécurité, généralement en plastique, elles sont légères, plutôt solides, ne coûtent que quelques euros.
Généralement en plastique, elles sont légères, plutôt solides, ne coûtent que quelques euros. On en trouve même en lunettes de soleil.

On trouve de très bonnes paires de lunettes de protection, généralement en plastique, dans les magasins de bricolage.

Si comme moi vous portez des lunettes de vue, ça devient très embêtant. Ca dépend aussi de votre correction : je suis myope, donc je n’en ai pas besoin pour les travaux de près, et je les remets pour me déplacer. Pour quelques euros, vous trouverez des surlunettes, qui viennent se positionner sur votre paire de lunettes de vue, protégeant à la fois vos lunettes (les lunettes de vue, c’est cher) et vos yeux (eux, n’ont pas de prix).

équipement - sur-lunettes de protection, à porter par dessus vos lunettes de vue
Pas toujours très confortables, les surlunettes sont néanmoins efficaces

Mon casque est équipé d’une paire de lunettes de protection escamotables, mais elles ne sont pas vraiment faites pour quelqu’un qui porterait déjà des lunettes (pas assez d’espace).

Il y a aussi l’option, coûteuse, de porter des lunettes de protection adaptées à votre vue, mais comme je n’ai jamais essayé, je n’en parlerai pas ici.


Conclusion

Alors voilà, je pense que nous avons fait le tour de la question. Nous voilà parés de la tête aux pieds, de la pointe du gros orteil gauche au bout de l’index de la main droite en passant par toutes les parties du corps.

Je profite de cette conclusion pour mettre un peu d’ordre dans les priorités, au moment où vous vous poserez cette question « Qu’est-ce que je vais bien pouvoir porter aujourd’hui ? ».

  1. Sécurité : privilégiez toujours la sécurité avant toute autre considération, et vous l’adaptez en fonction du contexte de risque (évidemment, une plage ou une galerie de mine, ce n’est pas pareil). Un casque plutôt qu’une casquette, des chaussures de sécurité plutôt que des baskets, des lunettes de protection plutôt que les dernières lunettes de soleil à la mode. Mais souvent, rappelez-vous, en matière de sécurité, ce n’est pas vous qui décidez ;
  2. Solidité : vous allez mettre vos vêtements à rude épreuve, il faut donc les choisir avec soin et privilégier la robustesse ;
  3. Confort : si vous n’êtes pas bien dans vos vêtements (chauds ou froids, trop serrés ou trop larges), vous passerez un mauvais moment et vous ne profiterez pas de votre balade minéralogique. Ce sont les mêmes conseils que ceux appliqués au randonneur : adaptez-vous à la météo et à la durée de la sortie ;
  4. Efficacité : elle tient finalement à peu de choses et dépend essentiellement de vous. Des poches faciles d’accès, pour y ranger sachets et autre papier journal, ou encore un carnet et un crayon, des gants, un lacet pour ne pas perdre votre chapeau (et des lacets de rechange pour vos chaussures, au fond du sac). Toutes ces petites choses que vous apprendrez avec l’expérience du terrain, cette même expérience qui vous dira toujours que rien ne précède les trois priorités du dessus.

Notes

Notes
1 Sur ce point, si l’exigence vient du carrier qui nous fait l’amabilité de nous autoriser l’entrée, c’est bien la sécurité de nos orteils qui est en jeu : c’est donc une exigence raisonnable avec laquelle on ne transige pas. D’ailleurs, elle est la même que celle qui est imposée, pour leur sécurité, aux ouvriers de ces carrières.
2 L’amateur de cailloux aime aussi les jeux de mots !
3 Les chaussures de rando sont en général tout terrain, c’est un peu leur principe, mais pas durant toute leur vie : il faut surveiller l’état de la semelle qui peut s’user bien plus vite que la partie supérieure de la chaussure, et devenir glissante. Et puis attention, il y a différentes qualités de chaussures : pour la petite rando à la journée, pour le trek, pour la haute montagne (mais là, on ne parle plus de rando). Les premières ne sont pas celles que je préconiserais.
4 L’amateur de cailloux est malin !
5 Echantillonner : dans ce contexte, c’est réduire le volume de la gangue pour en limiter la taille et le poids. En effet, il n’est pas utile d’emporter un bloc de 3 kilos si c’est juste le petit cristal ou la petite géode de 3 cm qui vous intéresse. Mais il est parfois difficile de réduire, avec un marteau, une grosse roche à la portion qui vous intéresse sans risquer d’abîmer l’échantillon convoité (une mini géode, dont les parois vous font de l’œil à la loupe, peut être extrêmement difficile à dégager), et vous repartirez avec 3 kilos dont seuls 200 grammes vous intéressent vraiment, ou encore, la plupart du temps, vous laisserez sur place le bloc de plusieurs centaines de kilos. Pensez à le photographier !
6 Avouez, vous l’avez vue venir celle-là.
7 Concernant l’utilisation de la loupe, lire Pour ne rien « louper »
8 Je sais, il faut que je mette à jour mes références…
9 Attention : si je rachète régulièrement un casque, ce n’est pas pour être à la mode, mais parce qu’un casque, même en bon état et bien entretenu, n’a pas une durée de vie illimitée : le plastique vieillit, même si l’on ne s’en sert pas. La durée de vie d’un casque dépend de la matière avec lequel il a été fabriqué : 24 mois pour le polyéthylène, 36 mois pour le polyamide et le polycarbonate, 48 mois pour le polyester renforcé. En général, la date de fabrication ou de péremption est indiquée sur le casque. Et comme pour les casques de moto, s’il a déjà subi un choc, il faut le remplacer, car il pourrait avoir perdu de son efficacité.
10 Concernant marteaux et burin, lire Complètement marteau !

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