Je me suis demandé un moment si je devais inclure les cartes dans l’inventaire de la bibliothèque. En effet, ce ne sont pas vraiment des livres ni des revues. Et pourtant, ce sont des supports d’information incontournables pour l’amateur de géologie comme de minéralogie.

Quelles cartes ?

Cartes IGN (Série Bleue)
Des cartes IGN (Série Bleue)

Une carte IGN, la carte topographique par excellence, quelle que soit son échelle, est clairement un document cartographique qui vit sa vie, toute seule, sans nécessairement avoir besoin d’un document explicatif (la compréhension de la légende est quand même un passage obligé, en particulier si l’on n’est pas habitué). Un bon sens de l’orientation, une boussole le cas échéant, et c’est bon. Je ne considérerai donc pas ces cartes comme faisant partie de la bibliothèque (une rubrique cartothèque pourrait avoir de l’intérêt cependant, pour certaines cartes thématiques).

Cartes géologiques (BRGM)

Une carte géologique, c’est déjà plus complexe. En effet, ces cartes sont toujours accompagnées d’une notice géologique plus ou moins conséquente (quelques dizaines de pages le plus souvent[1]Je me souviens de la feuille de Murat, dans le Cantal, qui avait plus de 250 pages !), en France en tout cas. Cette notice apporte des informations complémentaires que la carte seule, avec sa légende, ne peut pas fournir sur un simple plan en deux dimensions : lithologie (nature des formations), âge des terrains (déterminé par datation radiométrique ou simplement pas les fossiles), matériaux utiles (mines et carrières). Carte et notice sont donc complémentaires. Et l’on peut donc imaginer que cette paire de documents constitue déjà une forme d’élément de littérature.

Alors ?

Alors j’ai simplement regardé sur mes étagères et j’ai réalisé qu’en plus des cartes dont je viens de parler, bien rangées dans quelques cartons, j’ai un certain nombre de documents, appelons-les comme ça, qui contiennent à la fois un livre (plus souvent un livret) et une carte. Un bundle, comme disent les anglo-saxons.

Dans ces cas, carte et livre forment un ensemble cohérent et, un peu comme les cartes géologiques, s’utilisent aussi bien conjointement que séparément[2]La plupart du temps, ces cartes ont vocation à fournir une représentation spatiale d’ensemble selon une thématique plutôt qu’à servir de guide sur le terrain, comme une carte TOP 25 de … Lire la suite.

Ce sont ces ensembles que je souhaite traiter ici et dont je propose de faire l’inventaire.

D’abord, ci-dessous, ceux qui appartiennent à des séries.

Carte des gîtes minéraux de la France

Carte des gîtes minéraux de la France

Il n’y a pas si longtemps, avant internet, ces huit documents constituaient une source intéressante d’information sur les gîtes minéraux. C’était surtout la carte qui l’accompagnait qui, en plus d’être superbe, faisait le véritable intérêt de chaque publication.


Remarque : j’ai préféré lister séparément les guides thématiques qui contiennent, de fait, des cartes comme partie intégrante de leur contenu. Vous trouverez ces guides sur la page Des guides.


Comme la plupart de ces ensembles sont publiés seuls (en dehors de séries), je le liste « en vrac » ci-dessous :

Notes

Notes
1 Je me souviens de la feuille de Murat, dans le Cantal, qui avait plus de 250 pages !
2 La plupart du temps, ces cartes ont vocation à fournir une représentation spatiale d’ensemble selon une thématique plutôt qu’à servir de guide sur le terrain, comme une carte TOP 25 de l’IGN.