Côtes-du-Nord

Il s’agit là du 5e tome de la collection. Encore un département breton ! Eh bien, tant mieux. Rien que le nom du département, les « Côtes-du-Nord » nous indique que cet inventaire a été publié il y a longtemps (en 1975 !). 15 ans plus tard, il aurait été publié sous le titre « Inventaire minéralogique de la France — 5 — Côtes-d’Armor (22) ». Mais 15 ans plus tard, ça faisait déjà longtemps que le BRGM avait abandonné la collection des inventaires (pour être précis, la Lozère est sortie en 1989, donc pas si longtemps, mais j’ai dans l’idée que le BRGM publiait ce qui était déjà dans les tuyaux, tant qu’à faire, en sachant que de nouveaux départements ne seraient pas lancés. Lire L’aventure de l’inventaire pour en apprendre davantage sur l’Inventaire minéralogique de la France).

Auteurs :

Roland Pierrot : Service Géologique National, B.R.G.M., Orléans. 
Louis Chauris
 : Laboratoire de géologie de l’Université de Bretagne occidentale, Brest.
Claude Laforêt
 : Service géologique national, B.R.G.M. Orléans.

Avec la collaboration de :

Jean Guigues, Yves Lulzac, Bernard Mulot[1]Au sujet de Bernard Mulot, lire Le Règne Minéral 154 de juillet/août 2020 : Direction des Recherches Minières, Nantes.
François le Bail : Professeur au Likès, Quimper.
Paul Picot : Service Géologique National, B.R.G.M., Orléans.
Jean-Louis Travers : Laboratoire de géologie de l’Université de Bretagne occidentale, Brest.
François Pillard et Jean-Pierre Choutier : Service Géologique National, B.R.G.M., Orléans.

Parution :
Maison d’édition : Edtions du BRGM
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Extrait :

Louis Chauris[2]Laboratoire de géologie de l’Université de Bretagne occidentale, Brest. introduit ce second volet breton :

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Le 5e volume de la collection « lnventaire minéralogique de la France », consacré au département des Côtes-du-Nord, fait suite, géographiquement, au volume « Finistère », paru en 1973. Il s’en distingue par la présentation des cartes de situation et par le nombre des indices cités. Dans une région aussi couverte par le tapis végétal que la Bretagne, de multiples gîtes resteront sans doute toujours inconnus ; en outre, parmi les indices accessibles, il importe de faire un choix. De nombreux gisements ferrifères ont été regroupés et font seulement l’objet d’une simple mention dans le complément : leur étude est actuellement rendue très difficile par l’état d’abandon des anciennes exploitations dont les déblais ne livrent souvent que des produits altérés. De même, il n’a pas paru possible d’évoquer ici, sauf exception, les indices alluvionnaires : ceux-ci ont fait l’objet d’un récent mémoire pour l’ensemble du Massif armoricain (Guigues et Devismes, 1969). Par ailleurs, seules quelques occurrences de graphite ont été mentionnées.

La célébrité minéralogique des Côtes-du-Nord est déjà ancienne : toutes les collections renferment des échantillons de « chiastolite » des Salles de Rohan, à la limite du Morbihan. Les feldspaths porphyroïdes des arènes du granite de Rostrenen sont également bien connus. Les mines de « plomb argentifère » du district de Châtelaudren étaient en activité au XVIIIe siècle. Avec l’andalousite de Guerphalès, dans l’auréole de contact du granite de Rostrenen, le département des Côtes-du-Nord possède actuellement, à notre connaissance, le seul gisement de ce type exploité industriellement en Europe pour réfractaire.

Peu d’auteurs se sont intéressés particulièrement à la Minéralogie de ce département. Diverses observations sont éparses dans le mémoire de de Fourcy (1844) ; dans les notices des cartes géologiques au 1/80000 de Ch. Barrois et dans les mémoires que cet auteur a consacrées à la région, en particulier dans sa célèbre étude sur « le granite de Rostrenen, ses apophyses et ses contacts » (1885) ; dans diverses notes de F. Kerforne. Dans la « Minéralogie de la France », Lacroix cite peu les occurrences du département : 49 fois si notre recensement est exact, et encore certaines localités sont des répétitions (Roc Eas et Roc’h Kerlaz) ou restent trop imprécises. P. de Brun a publié en 1911. un « Essai de Minéralogie du département des Côtes-du-Nord », où sont rassemblés, outre ses propres observations, tous les éléments obtenus par l’étude bibliographique ou l’examen des collections. Le mémoire paru en 1970 sur les « Minéraux de Basse-Bretagne » (Chauris, Le Bail et Guigues, revue de Penn-ar-Bed, Brest) ne s’étend pas sur la moitié orientale des Côtes-du-Nord. Récemment, B. Mulot a dressé un « Atlas-Guide » inédit des diverses substances minérales de ce département.

En fait, un immense travail de prospection minéralogique reste encore à accomplir. Avant 1954, aucun indice uranifère n’était connu dans les Côtes-du-Nord ; les prospections entreprises pendant quelques années seulement — en particulier entre 1956 et 1960 — ont entraîné la découverte de plusieurs dizaines d’occurrences dont certaines ont livré une petite production d’uranium. Ces indices peuvent être le point de départ de nouvelles prospections ; aussi, malgré les difficultés actuelles d’accès et le caractère incomplet de leur étude, il nous a semblé intéressant de les décrire tels qu’ils nous sont alors apparus. Le B.R.G.M. n’a-t-il pas reconnu, à Plélauff, à partir d’un simple indice de pyromorphite, un important filon plombo-zincifère dont l’exploitation au cours du Moyen-âge, était, de nos jours, totalement tombée dans l’oubli ? En faisant le point des connaissances, le présent inventaire peut être un guide et un stimulant vers de nouvelles découvertes.

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Notes

Notes
1 Au sujet de Bernard Mulot, lire Le Règne Minéral 154 de juillet/août 2020
2 Laboratoire de géologie de l’Université de Bretagne occidentale, Brest.

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