Lot & Tarn-et-Garonne

Dixième volume de la collection, paru en 1982. Dans son introduction (voir plus bas), Raymond Pulou explique pourquoi ces deux départements sont couverts dans un seul volume et nous invite à considérer ce nouveau tome comme une continuité de celui de l’Aveyron, paru 5 ans plus tôt (lire L’aventure de l’inventaire pour en apprendre davantage sur l’Inventaire minéralogique de la France).

Auteurs :

Roland Pierrot : Service géologique national, B.R.G.M., Orléans.
Raymond Pulou : Laboratoire de minéralogie et cristallographie, associé au C.N.R.S., Université Paul Sabatier, Toulouse.
Claude Laforêt : Service géologique national, B.R.G.M., Orléans.
François Pillard
 : Service géologique national, B.R.G.M., Orléans.

Avec la collaboration de :

Paul Picot : Service géologique national, B.R.G.M., Orléans.
Mme Célestine Baudracco-Gritti : Laboratoire de minéralogie et cristallographie, associé au C.N.R.S., Université Paul Sabatier, Toulouse.
Les chercheurs de ce laboratoire.

Les sections polies utilisées pour les études minerais ont été réalisées par la section polissage du B.R.G.M. (responsables : G. Glavel et D. Guéant).

Parution :
Maison d’édition : Edtions du BRGM
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Extrait :

Introduction de Raymond Pulou[1]Laboratoire de minéralogie et cristallographie, associé au C.N.R.S., Université Paul Sabatier, Toulouse. :

Ce volume de la collection des inventaires minéralogiques à la particularité de grouper les indices des départements du Lot et du Tarn-et-Garonne. Chacun de ces départements, en effet, n’aurait pu justifier, à lui seul, l’impression d’un volume normal.

La raison tient à ce que la plus grande partie de leur surface est recouverte de sédiments argileux peu favorables aux minéralisations. Seule la bordure du Massif central au nord et à l’est avec les Causses mérite de l’intérêt. Cet inventaire sous cet aspect peut être considéré comme la suite de celui de l’Aveyron publié en 1977 dans la même collection.

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Il n’existe pas d’étude minéralogique d’ensemble de ces départements si l’on excepte les anciennes statistiques du Lot de CORDIER (1807) et de DELPON (1831). En fait il faut reconnaître que la minéralogie de cette région a été quelque peu négligée des spécialistes, peut-être parce que ces départements n’ont pas une tradition minière aussi bien établie que leurs voisins l’Aveyron et le Tarn.

Il faut noter cependant :

  • que le fer a été longtemps une des richesses du Quercy puisqu’il a été exploité depuis les temps préhistoriques jusqu’à la dernière guerre mondiale.
  • que les gisements stratiformes de plomb et de zinc de Figeac ont justifié en 1886 l’octroi de plusieurs concessions qui restaient actives jusqu’en 1920 et qui furent suivies d’une courte reprise des travaux de 1062 à 1968.
  • que les filons de plomb argentifères de Cuzac près Bouillac (Aveyron) ont été le siège d’exploitations importantes à la fin du XIXe siècle comme en témoignent d’énormes tas de déblais.
  • que la barytine enfin a été extraite jusqu’à une date récente de plusieurs filons autour de Saint-Céré.

Aujourd’hui toutes les exploitations minières sont arrêtées, mais l’activité discrète des prospecteurs ne s’en poursuit pas moins.

En terminant, signalons qu’une originalité de cet ouvrage est d’y avoir fait figurer un inventaire aussi complet que possible des anciennes phosphatières du Quercy bien que les auteurs aient conscience d’en avoir oublié beaucoup.

Raymond Pulou

 

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Notes

Notes
1 Laboratoire de minéralogie et cristallographie, associé au C.N.R.S., Université Paul Sabatier, Toulouse.

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