Finistère

Théoriquement le troisième département de la série, le Finistère a été publié en 1973 (alors que le second l’a été… en 1974)[1]Si quelqu’un peut m’éclairer sur ce point, je suis preneur. Si Roland Pierrot[2]Roland Pierrot : chef du service de Minéralogie (1965 - 1972), département Laboratoires, Service géologique national, Orléans est toujours aux manettes, qui mieux que Louis Chauris[3]Laboratoire de géologie de l’Université de Bretagne occidentale, Brest pouvait introduire ce nouveau volet ! (lire L’aventure de l’inventaire pour en apprendre davantage sur l’Inventaire minéralogique de la France).

Vous noterez, parmi les auteurs ayant collaboré à l’élaboration de cet inventaire, François Le Bail, un autre nom familier pour l’amateur breton (on le retrouve sur l’ensemble des quatre inventaires breton). J’aurai certainement l’occasion de revenir sur le personnage ultérieurement, mais pour ceux qui ne le connaîtrait pas, sachez juste que la Réserve Naturelle Nationale à intérêt géologique de l’Île de Groix[4]La réserve naturelle a été créée en 1982, sa superficie est de 99 hectares. Sa gestion a été confiée à l’association Bretagne Vivante. Elle fait partie des 4 réserves naturelles à … Lire la suite, au large de Lorient, porte son nom.

Vous pourrez lire l’introduction de Louis Chauris plus loin dans cette fiche, mais permettez-moi d’en extraire la conclusion ici :

[…] l’un des buts de cet inventaire aura été atteint si, par delà ce qui est connu aujourd’hui, il suggère ce qui peut être découvert demain.

Auteurs :

Roland Pierrot : Service Géologique National, B.R.G.M., Orléans.
Louis Chauris
 : Laboratoire de géologie de l’Université de Bretagne occidentale, Brest.
Claude Laforêt
 : Service géologique national, B.R.G.M. Orléans.

Avec la collaboration de :

Jean Guigues, Yves Lulzac, Bernard Mulot[5]Au sujet de Bernard Mulot, lire Le Règne Minéral 154 de juillet/août 2020 : Direction des Recherches Minières, Rennes.
François le Bail : Professeur au Likès, Quimper.
Paul Picot : Service Géologique National, B.R.G.M., Orléans.
Jean-Louis Travers : Laboratoire de géologie de l’université de Bretagne, Brest.

 

 

Parution :
Maison d’édition : Edtions du BRGM
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Extrait :

Louis Chauris[6]Laboratoire de géologie de l’Université de Bretagne occidentale, Brest.
introduit ce troisième inventaire, le premier breton, consacré à « son » département :

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Le troisième volume de la collection « Inventaire minéralogique de la France » est consacré au département du FINISTÈRE. Il fait suite aux volumes déjà parus sur le CANTAL et les HAUTES-ALPES. Si l’esprit de la collection est resté le même, quelques modifications ont cependant été apportées. C’est ainsi qu’une part plus large a été faite à l’environnement géologique régional : la description analytique des différentes occurrences minérales a été précédée d’une vue synthétique sur l’évolution structuro-métallogénique du FINISTÈRE, accompagnée d’une carte d’ensemble, de même, pour de nombreux indices le contexte géologique a été précisé. Dans un esprit de synthèse, les occurrences voisines ont été regroupées sur une même carte. Selon les districts, l’échelle des cartes peut être différente. Plusieurs gisements de minéraux non métalliques ont été également décrits, en raison de leur intérêt minéralogique. Les gisements de fer d’origine sédimentaire ainsi que les occurrences de zircon et de minéraux titanifères du grès armoricain n’ont pas été examinés ici ; il en est de même pour les gisements de cassitérite alluvionnaire du district de Saint-Renan (voir bibliographie, MOUSSU R., 1963) et de Lanmeur où seuls les indices primaires ont fait l’objet de descriptions.

Le département du FINISTÈRE était déjà célèbre, au siècle dernier, par ses exploitations de « plomb argentifère » du Huelgoat et de Poullaouen. Récemment, de nombreux indices ont été mis en évidence ; certains se sont rapidement révélés d’un réel intérêt économique : ainsi, la découverte des premières occurrences de cassitérite aux environs de Saint-Renan, dans le Pays de Léon (Ch. PAVOT et R. MOUSSU, 1957), a été suivie de la mise en exploitation, en 1960, de gisements alluvionnaires importants.

L’œuvre des pionniers de la minéralogie finistérienne — et ici il nous plaît de citer notre compatriote, le docteur LEHIR, de Morlaix, qui vers le milieu du XlXe siècle, parcourut inlassablement sa région — a été synthétisée par A. LACROIX dans sa « Minéralogie de la France ». Cependant, le département du FINISTÈRE est relativement peu cité dans cet ouvrage. En fait, il a fallu attendre ces toutes dernières années pour que soit présentée une première vue d’ensemble sur les richesses minéralogiques de cette région (L. CHAURIS, F. LE BAIL et J. GUIGUES : les « Minéraux de Basse-Bretagne », Revue « Penn ar Bed » — BREST, 1970). Mais jusqu’à présent, aucun ouvrage systématique n’avait été consacré au département.

Les auteurs sont conscients du caractère fort incomplet de l’inventaire qu’ils publient aujourd’hui. Mis à part le liséré côtier, le FINISTÈRE est une région où la profonde altération de roches et le recouvrement végétal rendent les découvertes minéralogiques aléatoires. En révélant la présence d’occurrences totalement insoupçonnées (les prospections alluvionnaires, sous la direction de J. GUIGUES et l’active collaboration de P. DEVISMES [B.R.G.M.], sont d’ailleurs là pour souligner que de nombreux indices restent encore à découvrir), l’un des buts de cet inventaire aura été atteint si, par delà ce qui est connu aujourd’hui, il suggère ce qui peut être découvert demain.

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Notes

Notes
1 Si quelqu’un peut m’éclairer sur ce point, je suis preneur
2 Roland Pierrot : chef du service de Minéralogie (1965 - 1972), département Laboratoires, Service géologique national, Orléans
3 Laboratoire de géologie de l’Université de Bretagne occidentale, Brest
4 La réserve naturelle a été créée en 1982, sa superficie est de 99 hectares. Sa gestion a été confiée à l’association Bretagne Vivante. Elle fait partie des 4 réserves naturelles à intérêt géologique de Bretagne. En effet, les roches de l’île de Groix : schistes bleus, schistes verts et micaschistes sont uniques en France.
L’étude des minéraux révèle un passé géologique vieux de près de 400 millions d’années, à une époque où ce petit coin de territoire appartenait à un domaine océanique aujourd’hui disparu.
5 Au sujet de Bernard Mulot, lire Le Règne Minéral 154 de juillet/août 2020
6 Laboratoire de géologie de l’Université de Bretagne occidentale, Brest.

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