Aveyron

L’Aveyron est le septième volet de la série de l’Inventaire minéralogique de la France (lire L’aventure de l’inventaire pour en apprendre davantage sur l’Inventaire minéralogique de la France).

Auteurs :

Roland Pierrot : Service géologique national, B.R.G.M., Orléans.
Raymond Pulou : Laboratoire de minéralogie et cristallographie, associé au C.N.R.S., Université Paul Sabatier, Toulouse.
Paul Picot : Service géologique national, B.R.G.M., Orléans.

Avec la collaboration de :

Mme Geneviève Pulou
Mme Célestine Baudracco-Gritti 
: Laboratoire de minéralogie et cristallographie, associé au C.N.R.S., Université Paul Sabatier, Toulouse.
Les chercheurs de ce laboratoire.
Claude Laforêt et François Pillard et Jean-Pierre Choutier : Service géologique national, B.R.G.M., Orléans.

Parution :
Maison d’édition : Edtions du BRGM
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Extrait :

Introduction de Roland Pierrot :

Le septième volume de cette collection est consacré à l’Aveyron. Ce grand département possède un relief accidenté avec de hauts plateaux qu’entaillent de profondes vallées. Situé, en outre, à l’écart des grandes voies de communication, il est resté d’un accès difficile. Aussi est-il peu connu au point de vue minéralogique bien qu’il appartienne à une région dont la tradition minière remonte à la plus haute antiquité.

Les Ruthènes qui l’habitaient à l’époque gauloise étaient, selon STRABON, experts dans l’industrie de l’argent. Les Romains qui leur succédèrent ont laissé des traces incontestables de leur passage aux mines de la Maladrerie.

L’exploitation de l’argent, arrêtée au moment des Grandes Invasions, reprit et devint si importante au Moyen Âge qu’elle entraîna la création d’Hôtels des Monnaies à Rodez puis à Villefranche-de-Rouergue.

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Avec la concurrence des métaux du Nouveau Monde, les mines tombent dans un profond oubli. Le XIXe siècle voit s’ouvrir une troisième période d’activité minière qui va se poursuivre jusqu’au début de notre siècle. BLAVIER dresse en 1806 une « Statistique minéralogique du département de l’Aveyron » dans l’intention de relancer l’industrie minière, mais il faudra attendre 40 ans pour qu’un grand effort de prospection soit fait sur l’ensemble du département. Partout les vieilles mines se réveillent et sont l’objet d’une activité fébrile, mais aucun minéralogiste n’est là pour décrire leur production.

Même les fameuses mines de la Baume, objet d’une reprise spectaculaire de 1862 à 1903 après la découverte d’un amas de galène argentifère oublié par les Anciens, ne sont aujourd’hui connues que par quelques échantillons de collection.

Dans les premières années qui ont suivi la dernière guerre, l’Aveyron a produit de l’uranium à Entraygues, de la fluorine à Valzergues et au Kaymar. En 1958, les mines de Vézis ont fait l’objet de travaux miniers importants.

Aujourd’hui, on n’exploite plus, en dehors du charbon, que la barytine, notamment à Pessens depuis 1920, le tungstène du gîte d’Enguialès découvert en 1960 et, tout récemment, le quartz pur près de Monteils. Ajoutons que des prospecteurs, actifs et discrets, recherchent l’uranium dans le Permien, la fluorine le long du Sillon Houiller, le plomb et le zinc un peu partout, ainsi que le tungstène.

En dehors de la « Minéralogie de la France » de LACROIX, on ne trouve qu’une documentation dispersée, parfois difficile à atteindre, sur les minéraux de l’Aveyron.

Dans le cadre de cet inventaire, nous avons pu montrer l’existence de plus de 150 espèces minérales différentes ; certaines d’entre elles n’avaient d’ailleurs jamais été signalées dans ce département.

De même plus de 200 localités minéralogiques ont été décrites et localisées avec précision. C’est pourquoi nous pensons que cet inventaire, malgré ses imperfections, sera, comme les précédents, favorablement accueilli par tous ceux qui s’intéressent à la minéralogie régionale.

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