Haute-Garonne

Avec l’inventaire de Haute-Garonne, publié en 1978 par le B.R.G.M., ce sont maintenant 8 départements qui sont couverts par l’Inventaire minéralogique de la France (lire L’aventure de l’inventaire pour en apprendre davantage sur l’Inventaire minéralogique de la France).

Auteurs :

Roland Pierrot : Service géologique national, B.R.G.M., Orléans.
Jean-Pol Fortuné : Laboratoire de minéralogie et cristallographie, associé au C.N.R.S., Université Paul Sabatier, Toulouse.
Paul Picot : Service géologique national, B.R.G.M., Orléans.
Pierre Monchoux : Laboratoire de minéralogie et cristallographie, associé au C.N.R.S., Université Paul Sabatier, Toulouse.

Avec la collaboration et grâce aux travaux et rapports de :

Jean-Pierre Prouhet, Marc Bernadsky, Jean-Pierre Bois, Christian Bouquet, Paul Chambolle, Michel Chaput, Charles Guiraudie et André Muchard : Direction des recherches minières, B.R.G.M., Toulouse.
Xavier de Gramont, et Francis Tollon : Laboratoire de minéralogie et cristallographie, associé au C.N.R.S., Université Paul Sabatier, Toulouse.
Jean-Pierre Choutier, Claude Laforêt, Élisabeth Oudin, François Pillard et Georges Pouit : Service géologique national, B.R.G.M., Orléans.

Parution :
Maison d’édition : Edtions du BRGM
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Introduction de Roland Pierrot :

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Ce huitième volume de la collection est consacré à la Haute-Garonne ; ce grand département, dans le sens administratif du terme, se réduit, en réalité, à une faible zone « intéressante » au plan minéralogique. En effet, toute la partie nord du département est occupée par les formations tertiaires et quaternaires du bassin d’Aquitaine, peu favorables aux minéraux qui nous intéressent ; plus au sud, un ensemble comprenant une série allant du Crétacé supérieur à l’Éocène supérieur ne présente guère plus d’intérêt. Il faut attendre les premiers reliefs pyrénéens et la haute chaîne paléozoïque de l’extrême sud de ce département pour trouver des indices et des gîtes minéralisés. L’intérêt de cet extrême sud est bien mis en évidence par la présentation inhabituelle des cartes générales où, seule, cette « petite zone » est décrite en détail (esquisse géologique et carte générale de localisation).

Au plan historique, les informations sont, en fait, assez pauvres. On sait que les marbres de Saint-Béat étaient exploités par les Gallo-Romains qui utilisaient également les eaux de Luchon. Il semble que Jeanne D’ALBRET ait fait creuser les galeries qui passent sous le village de Lège. La première concession fut faite à sieur GALABIN en 1722 puis, en 1728, au baron DE LOEWEN et, en 1780, un arrêté confiait au marquis DE GESTAS l’exploitation de toutes les mines des diocèses de Tarbes et de Comminges. Signalons enfin un rapport de l’inspecteur des mines du Roy, peu avant la révolution, qui nous informe sur l’exploitation de la galène de la région de Port-de-Venasque. Et l’on apprend que cette exploitation était faite par les femmes et les enfants de Luchon et que le minerai était descendu à dos d’homme jusqu’à Luchon…

Et les minéraux… ? Comme toujours, les études réalisées tant sur le terrain qu’au laboratoire ont permis de mettre en évidence bon nombre de minéraux jusqu’alors inconnus dans ce département ; comme à l’habitude, nous nous sommes attachés à fournir la localisation précise des indices, anciens ou nouveaux.

Il faut signaler la détermination, dans certains gîtes du département, d’un minéral rare, la brunogeierite, de description récente (1973) et connue jusqu’alors dans un seul gisement (Tsumeb, SWA). Un minéral inconnu a également été mis en évidence (minéral X…) ? Les études en cours permettront, nous I’espérons, de le décrire avec précision.

Malgré toutes ces études détaillées, cet inventaire reste probablement incomplet mais, comme les précédents, il n’aura que le mérite de préciser les connaissances minéralogiques du département de la Haute-Garonne et ne pourra qu’intéresser tous ceux qui se passionnent pour la minéralogie régionale.

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