Cantal

C’est le département du Cantal qui inaugure cette série de 14 volumes. Ce premier volume, de seulement 57 fiches de localisation réparties sur 111 pages, est le fruit d’une coédition entre le BRGM et les éditions G. de Bussac. Sa structure préfigure déjà celle des volumes qui allaient suivre : une introduction, suivie d’une courte notice minéralogique et une série de notices avec croquis de localisation (avec des index des indices et des minéraux, et une bibliographie pour terminer. lire L’aventure de l’inventaire pour en apprendre davantage sur l’Inventaire minéralogique de la France).

Comme on n’y trouve pas encore l’avertissement adressé au lecteur « prospecteurs », auquel nous habitueront les inventaires suivants (pour être précis, dès le troisième inventaire consacré au Finistère), alors je le mets ici, à toutes fins utiles :

Nous invitons les utilisateurs de ce guide à ne jamais perdre de vue que beaucoup d’indices signalés sont situés dans des propriétés privées.
Il leur appartient donc de demander l’autorisation aux propriétaires, de respecter cultures, clôtures et matériel, et en général de se comporter avec toute la courtoisie nécessaire.

[Première mention de cet avertissement dans l’Inventaire minéralogique du Finistère]

Auteurs :

Roland Pierrot : chef du service de Minéralogie, département Laboratoires, Service géologique national, Orléans.
Paul Picot : chef du Laboratoire d’Études des Minerais, service de Minéralogie.
Jean-Jacques Périchaud : chef de la mission Auvergne-Velay, Division Massif central, Clermont-Ferrand, département France-Europe. Direction des recherches minières et des travaux à l’étranger.

Avec la collaboration de :

Claude Laforêt : Laboratoire d’Études des Minerais.
Max Ravoux, Robert Bellat, Christian Chauvet : Mission Auvergne-Velay.

Parution :
Maison d’édition : Edtions du BRGM
Éditeurs :
Genres :
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Extrait :

C’est évidemment Roland Pierrot[1]Roland Pierrot : chef du service de Minéralogie, département Laboratoires, Service Géologique national, Orléans qui introduit ce premier volume de 111 pages (« seulement ») :

Depuis 1956, date de sa création, le service de minéralogie du B.R.G.M. a collationné au fur et à mesure des études qui lui étaient demandées, de nombreuses informations nouvelles sur la minéralogie de notre pays. En 1965, il a été décidé de réaliser progressivement un « inventaire minéralogique de la France » pour compléter l’inventaire des gîtes minéraux métropolitains entrepris de longue date par la Direction des Recherches minières du B.R.G.M. L’étude détaillée des échantillons collectés systématiquement fournit ainsi des informations précises sur leur composition minéralogique.

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Ces études ont permis de montrer l’existence en France de minéraux non encore signalés et la présence, dans des minerais « classiques », de métaux rares ou précieux, rendant possible une éventuelle valorisation de ces minerais.

C’est donc ce souci d’utilité pratique qui a orienté notre travail essentiellement vers les minéraux des minerais et lui donne un aspect plus restreint que le titre d’« inventaire minéralogique » le laisserait prévoir. Nous n’avons cependant pas négligé pour autant les autres espèces minérales ; en effet, en plus des résultats de nos études, nous avons pris soin d’intégrer (en partie sous forme d’index) les données de minéralogie régionale, anciennes ou récentes, actuellement connues, publiées ou inédites.

Le cinquième et dernier volume de la "Minéralogie de la France" d'A. LACROIX a été édité en 1913 ; la réédition des cinq volumes et d'un complément en 1964 prouve tout l'intérêt que les minéralogistes portent encore actuellement à ce traité. Il n'est certes plus possible à notre époque de réaliser d'un bloc l'équivalent de cet ouvrage et nous avons pensé qu'il était préférable de concevoir l'inventaire minéralogique en prenant le département comme unité géographique.

Les renseignement minéralogique en notre possession proviennent de différents points du territoire métropolitain. Nous envisageons, dans un proche avenir, de réaliser un travail semblable et, nous l'espérons, de plus en plus complet, pour les départements du Puy-de-Dôme, de la Haute-Loire et des Hautes-Alpes. C'est très probablement ce dernier département qui, en raison des données déjà acquises, deviendra le second mémoire de cette série. Pour codifier chaque "inventaire", nous avons choisi le numéro minéralogie du département : CANTAL 15, HAUTES-ALPES 05... en abandonnant toute autres numérotation possible.

Dans l'immédiat, nous avons pu compléter nos connaissance sur le département du Cantal. C'est ainsi que nous avons mentionné, pour ce département, environ 70 indices et 60 espèces minérales qui ne figuraient pas dans la "Minéralogie de la France". Parmi ces espèces minérales, une dizaine environ était signalée pour la première fois sur notre territoire.

Nous avons pleinement conscience que beaucoup de choses nous ont échappé et que ce inventaire est probablement très incomplet ; il résume cependant nos connaissances actuelles et si la publication de ce travaille incite nos collègues minéralogistes et géologues à nous signaler nos oublis, une partie de notre objectif sera atteint et la preuve sera faite de l'intérêt porté à la minéralogie régionale.

Enfin, nous avons plaisir à préciser que cet inventaire n'a été possible que grâce à un travail d'équipe et, en particulier, à une franche et amicale coopération entre le "terrain" et le "laboratoire".

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Notes

Notes
1 Roland Pierrot : chef du service de Minéralogie, département Laboratoires, Service Géologique national, Orléans

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