Janvier / mars 2021

- Rivista Mineralogica Italiana — 2011 — Volume 35, numéro 1
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- Rivista Mineralogica Italiana — 2011 — Volume 35, numéro 4
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- Rivista Mineralogica Italiana — 2013 — Volume 37, numéro 1
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- Rivista Mineralogica Italiana — 2022 — Volume 46, numéro 1
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- Rivista Mineralogica Italiana — 2023 — Volume 47, numéro 1
- Rivista Mineralogica Italiana — 2023 — Volume 47, numéro 2
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- Rivista Mineralogica Italiana — 2024 — Volume 48, numéro 1
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- Rivista Mineralogica Italiana — 2025 — Volume 49, numéro 1
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- Rivista Mineralogica Italiana — 2025 — Volume 49, numéro 4
- Rivista Mineralogica Italiana — 2026 — Volume 50, numéro 1
- Rivista Mineralogica Italiana — 2026 — Volume 50, numéro 2
- Rivista Mineralogica Italiana — 2026 — Volume 50, numéro 3
Une petite explication rapide s’impose, peut-être, concernant le premier article : la brique naturelle dont il est question est le résultat de la cuisson des argiles de l’encaissant par la combustion spontanée du lignite[1]Et c’est à la lecture de cet article précisément, comme quoi il n’est jamais trop tard pour apprendre, que j’ai compris que lignite était masculin ; j’avais toujours dit la lignite, comme … Lire la suite exploitée dans la mine de Santa Barbara.
Au sommaire :
- Le gypse sur brique naturelle de la mine de Santa Barbara, Cavriglia (AR). Origine et chronique de la découverte des années soixante-dix / Il gesso su laterizio naturale della miniera di Santa Barbara, Cavriglia (AR). Origine e cronaca del ritrovamento degli anni Settanta
Auteurs : Leo Pasquini, Mirko Bonechi, Andrea Dini
Page 8-27
La combustion spontanée du lignite et la transformation (T > 800 °C) des roches encaissantes argileuses en clinker sont un phénomène extrêmement répandu dans la nature, mais peu connu des géologues et des collectionneurs de minéraux. Localement, la température peut dépasser 1 200 °C et les roches encaissantes peuvent fondre, produisant de petits volumes d’écoulements de lave appelés « paralava ». Le clinker naturel est une roche métamorphique, tandis que la paralava peut être considérée comme une véritable roche magmatique.
Grâce aux fortes teneurs en SiO₂ et en Al₂O₃ de l’argile, le clinker naturel et la paralava qui en résultent sont généralement constitués d’un assemblage de clinopyroxène alumineux et de spinelle, de fayalite, de sékaninaïte (cordiérite ferrifère), de mullite et de sulfures. Lorsque l’argile encaissante est riche en calcium, un assemblage paragénétique encore plus complexe peut se former, incluant des minéraux rares, tels que : indialite, ferroindialite, kirschteinite, mélilite, kalsilite, fresnoïte, kinoshitalite, srebrodolskite, esseneite, barioferrite et ellestadite. La couleur du clinker naturel et des paralava varie de rouge orangé à brun noirâtre, contrastant fortement avec la couleur grise de l’argile originelle non chauffée.
Jusqu’en 1994, la mine Santa Barbara (Cavriglia, AR) exploitait un important gisement de lignite encaissé dans des argiles pliocènes (formation Argille di Meleto). Le lignite produit était principalement utilisé dans la centrale thermique voisine, tandis que le clinker naturel servait au pavage des voies minières. En 1957, l’exploitation passa de souterraine à la mine à ciel ouvert, et de vastes affleurements de lignite et de clinker naturel/paralava furent progressivement mis à nu en surface. La combustion du lignite était un processus spontané dans cette zone et était décrite par les premiers naturalistes depuis le XVIe siècle.
L’un des auteurs (LP) faisait une randonnée dans la partie supérieure de la mine à ciel ouvert au printemps 1973. Il s’arrêta devant un gradin constitué de clinker naturel rouge orangé et put observer de nombreux cristaux aciculaires lustrés recouvrant la roche. Des cristaux prismatiques et aciculaires de gypse, atteignant 15 cm de longueur, tapissaient les fractures de la roche. De magnifiques agrégats cristallins se détachaient sur la matrice rouge-brun-noire constituée de clinker naturel. L’activité minière progressait rapidement et, dans une course frénétique contre le temps, Leo réussit à extraire quelques centaines d’échantillons portant de magnifiques cristaux de gypse. Depuis de nombreuses années, la mine est abandonnée, et de nouvelles découvertes de gypse dans les rares affleurements subsistants de clinker naturel rouge doivent être considérées comme plutôt improbables.
- Les minéraux des carrières « historiques » de Trasquera. Val Divedro - Val Cairasca (VB) / I minerali delle “storiche” cave di Trasquera. Val Divedro - Val Cairasca (VB)
Auteur : Claudio Masieri
Page 28-36
Cet article décrit un certain nombre de minéraux caractéristiques trouvés dans les carrières abandonnées de gneiss orthogneissique d’Antigorio, localement connu sous le nom de « serizzo », situées dans la commune de Trasquera, dans la vallée de Divedro. Ces carrières ont été exploitées jusqu’au début des années 1970. Lors de plusieurs visites effectuées dans les années 1990, elles ont fourni de bons spécimens minéralogiques d’« apatite », d’anatase, de brookite, d’épidote, de heulandite-Ca, de stilbite-Ca et de titanite. Bien que moins fréquemment qu’autrefois, il est encore possible d’y trouver aujourd’hui de bons spécimens.
- Au-delà de la bazzite – autres occurrences dans le massif de l’Ambin (TO) / Oltre la bazzite - Altre segnalazioni nel massiccio dell’Ambin (TO)
Auteurs : Achille Sorlini, Graziano Delcore, Giuseppe Finello
Page 38-51
Le tunnel de reconnaissance de « La Maddalena » (Chiomonte, vallée de Suse, Italie) est le puits italien du tunnel de base de l’Ambin, destiné à la nouvelle ligne internationale Turin-Lyon. Le tunnel, d’un diamètre de 6,3 m et long d’environ 7 000 m, a été excavé au moyen d’un tunnelier à front ouvert et avait pour objectif d’explorer la partie la plus profonde du projet, avec plus de 2 000 m de recouvrement. En 2016, RMI a publié un premier article sur la découverte de la bazzite dans une fissure alpine au pkm[2]PKM : Point kilométrique. 0+980. Outre cette découverte, d’autres échantillons minéralogiques ont été collectés pendant le creusement du tunnel. Le présent article retrace le chantier d’excavation et décrit les espèces reconnues et collectées jusqu’au pkm 7+020, à l’extrémité du tunnel de reconnaissance.
- Les anciennes mines de Giumeglio, près de Popiglio (PT). Histoire et nouvelles données sur les minéralisations Pb-Zn du Val di Lima / Le antiche miniere di Giumeglio presso Popiglio (PT). Storia e nuovi dati sulle mineralizzazioni a Pb-Zn della Val di Lima
Auteurs : Giovanni Borselli, Roberto Coen, Pierfranco Lattanzi, Fabio Senesi
Page 52-63
Les anciennes mines Pb-Zn de Giumeglio constituent l’un des vestiges de l’activité minière historique située dans la province de Pistoia (Toscane). Elles ont été décrites par Antonio Matani en 1762, mais leur minéralogie n’a été étudiée que récemment. Dans cet article, de nouvelles données historiques et minéralogiques sont données. Les minerais primaires sont représentés par la galène, la sphalérite et, en moindre quantité, la pyrite. L’assemblage de sulfures est généralement altéré en minéraux secondaires, tels que la smithsonite, l’hydrozincite, l’anglésite et l’hémimorphite. En outre, des revêtements jaune citron de greenockite/hawleyite sont relativement fréquents.
- Calendrier des manifestations 2021 / Calendario manifestazioni 2021
Auteur : Claudio Masieri
Page 64
Notes
| ↑1 | Et c’est à la lecture de cet article précisément, comme quoi il n’est jamais trop tard pour apprendre, que j’ai compris que lignite était masculin ; j’avais toujours dit la lignite, comme je dis, correctement, la houille, la tourbe… et l’anthracite, qui est masculin aussi ! mais que la voyelle initiale ne laisse pas deviner d’emblée. Bordel ! |
|---|---|
| ↑2 | PKM : Point kilométrique. |

