Juillet / septembre 2021

- Rivista Mineralogica Italiana — 2011 — Volume 35, numéro 1
- Rivista Mineralogica Italiana — 2011 — Volume 35, numéro 2
- Rivista Mineralogica Italiana — 2011 — Volume 35, numéro 3
- Rivista Mineralogica Italiana — 2011 — Volume 35, numéro 4
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- Rivista Mineralogica Italiana — 2022 — Volume 46, numéro 1
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- Rivista Mineralogica Italiana — 2023 — Volume 47, numéro 1
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- Rivista Mineralogica Italiana — 2025 — Volume 49, numéro 1
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- Rivista Mineralogica Italiana — 2025 — Volume 49, numéro 4
- Rivista Mineralogica Italiana — 2026 — Volume 50, numéro 1
- Rivista Mineralogica Italiana — 2026 — Volume 50, numéro 2
Les trois premiers articles du TUR2021 sont bilingues anglais/italien, car ils s’inscrivent dans une série de conférences internationales.
Au sommaire :
- Éditorial : la conférence TUR2021 sur la tourmaline et un nouveau « spécial » sur l’île d’Elbe / Redazionale : Il convegno TUR2021 e un nuovo “Speciale” sull’Isola d’Elba
- TUR2021, 3rd International Conference on Tourmaline - FIELD TRIP GUIDEBOOK
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- Tourmalines de l’île d’Elbe : géologie et genèse / Tourmalines from Elba Island: geology and genesis / Tormaline dell’Isola d’Elba: geologia e genesi
Auteurs : Andrea Dini, Federico Pezzotta
Page 146
- Tourmalines de l’île d’Elbe : géologie et genèse / Tourmalines from Elba Island: geology and genesis / Tormaline dell’Isola d’Elba: geologia e genesi
Abstract[1]L’abstract disponible sur le site de la RMI est très touffu et beaucoup plus riche que la traduction ci-dessous, avec, notamment, une note additionnelle sur l’évolution tectono-magmatique de … Lire la suite :
L’île d’Elbe est célèbre depuis l’Antiquité principalement pour ses gisements de fer, connus et exploités depuis plus de 2000 ans par les Étrusques, les Romains et de nombreux habitants qui leur succédèrent. La découverte des premiers spécimens de tourmaline multicolore, attestant l’existence de pegmatites à gemmes, remonte à la fin du XVIIIe siècle. Au cours du XIXe siècle, la région de Campo nell’Elba, et en particulier les villages de S. Piero et de S. Ilario sur le versant oriental du pluton monzogranitique du mont Capanne, devint l’une des localités classiques minéralogiques les plus importantes d’Italie et d’Europe. Cela fut essentiellement dû à la découverte d’un grand nombre de spécimens minéralogiques magnifiques, principalement des cristaux de tourmaline polychrome et des minéraux pegmatitiques associés. Les recherches scientifiques, menées sur des spécimens provenant à la fois de collections historiques de musées et de nouvelles prospections de terrain, ont permis d’identifier sur l’île d’Elbe un grand nombre d’espèces appartenant au supergroupe des tourmalines, notamment :
- elbaïte, fluor-elbaïte, schorl, foïtite, rossmanite, tsilaïsite, fluor-tsilaïsite et celleriite (toutes d’origine pegmatitique) ;
- dravite, uvite, magnésio-lucchesiite (d’origine non pegmatitique).
Il convient de noter que l’île d’Elbe est la localité type de l’elbaïte, de la tsilaïsite, de la fluor-tsilaïsite, de la celleriite, de la magnésio-lucchesiite et de l’uvite.
Outre les tourmalines de renommée mondiale présentes dans les pegmatites porteuses de gemmes, d’autres découvertes sont rapportées dans diverses localités de l’île d’Elbe, tant dans les roches magmatiques que métamorphiques.
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- Le système magmatique-hydrothermal de l’Elbe orientale et les gisements métallifères associés / The Eastern Elba magmatic-hydrothermal system and associated ore deposits / Il sistema magmatico-idrotermale dell’Elba Orientale e i depositi minerari associati
Auteurs : Vanni Moggi Cecchi, Andrea Dini, Federico Pezzotta, Lucilla Fabrizi
Page 154 - Tourmalines de San Piero in Campo et autres occurrences mineures de l’île d’Elbe / Tourmalines from San Piero in Campo and other minor occurrences from the Elba Island / Le tormaline di San Piero in Campo e le altre giaciture minori dell’Isola d’Elba
Auteurs : Andrea Dini, Federico Pezzotta, Cristian Biagioni
Page 164
- Le système magmatique-hydrothermal de l’Elbe orientale et les gisements métallifères associés / The Eastern Elba magmatic-hydrothermal system and associated ore deposits / Il sistema magmatico-idrotermale dell’Elba Orientale e i depositi minerari associati
- Les cristaux de quartz de la région de Biodola-Procchio (île d’Elbe). Première partie : découvertes et recherches du XVIIIᵉ siècle à nos jours, et contexte géologique / I cristalli di quarzo della zona Biodola-Procchio (Isola d’Elba). Prima parte: scoperte e ricerche dal XVIII secolo ad oggi e inquadramento geologico
Auteurs : Matteo Giannoni, Andrea Dini
Page 182
Les remarquables spécimens minéralogiques provenant des mines de fer de Rio Marina et des pegmatites du Monte Capanne sont depuis longtemps activement recherchés par les collectionneurs de minéraux. Cependant, il existe sur l’île d’Elbe de nombreuses autres localités secondaires capables de fournir des découvertes d’une certaine importance et bien représentées dans de nombreuses collections minéralogiques historiques (rodingites et veines calcosilicatées dans l’auréole métamorphique du pluton du Monte Capanne ; veines de quartz dans les roches sédimentaires et le porphyre granitique de l’Elbe centrale ; cavités miarolitiques dans le porphyre granitique de l’Elbe centrale). Parmi ces localités secondaires, la zone située entre Biodola et Procchio se distingue par la présence, depuis la fin des années 1700, de cristaux de quartz incolores remarquables. Ces cristaux se caractérisent par la présence de grandes inclusions fluides, d’habitus complexes (cristaux en creux, sceptres) et, plus rarement, de terminaisons complexes arrondies. Les cristaux de quartz sont contenus dans de petites veines et fissures qui recoupent le porphyre granitique (porphyre de San Martino) ainsi que les roches sédimentaires (Formation du Flysch à Helmintoïdes). Bien que ces cristaux soient connus depuis la fin du XVIIIe siècle, des excavations systématiques n’ont été menées qu’au XIXe siècle par les célèbres collectionneurs de minéraux Luigi Celleri, Raffaello Foresi et Giorgio Roster. En 1840, ces veines de quartz furent également visitées par le marchand allemand de minéraux August Adam Krantz. Après une longue période d’abandon, les veines ont été redécouvertes après la Seconde Guerre mondiale. Actuellement, la zone est incluse dans le parc national de l’Archipel toscan et la collecte de minéraux y est interdite.
- Les cristaux de quartz de la région de Biodola-Procchio (île d’Elbe). Deuxième partie : zones de recherche et variétés de cristallisations / I cristalli di quarzo della zona Biodola-Procchio (Isola d’Elba). Seconda parte: località di ricerca e varietà delle cristallizzazioni
Auteur : Marco Fini Storchi
Page 198
L’auteur décrit ici ses découvertes de cristaux de quartz provenant de la zone Biodola-Procchio. Des cristaux de quartz, atteignant 10 cm de longueur (exceptionnellement jusqu’à 20 cm), ont été récoltés au cours des années 1990. Ils sont généralement incolores ou blanc laiteux ; plus rarement, des individus améthyste et fumés ont été observés. Leur attrait est clairement lié à leurs caractéristiques morphologiques particulières, telles que des cristaux en creux et des sceptres, avec des inclusions argileuses, ainsi qu’à l’abondance des inclusions fluides. Les cristaux sont prismatiques, avec des contours pseudo-hexagonaux ou trigonaux, tandis que les individus tabulaires sont rares. Différentes générations de croissance du quartz ont été reconnues. Par exemple, des cristaux de quartz ont pu être fracturés, puis recristallisés, en adoptant des morphologies inhabituelles et très esthétiques. Dans certains cas, les cristaux de quartz semblent se former à partir d’un cristal bipyramidal magmatique de quartz appartenant au porphyre qui héberge les veines. Une génération tardive de quartz microcristallin vient encrouter d’autres phases (par exemple, la calcite).
- Anatase du Poggio Capannone – Portoferraio (LI) / Anatasio del Poggio Capannone - Portoferraio (LI)
Auteur : Michele Degl’Innocenti
Page 206
Cette note décrit la découverte de petits cristaux d’anatase dans les veines de quartz présentes dans le porphyre de San Martino, sur l’île d’Elbe. L’auteur de cette note a trouvé le minéral il y a quelques années dans une ancienne excavation, connue localement sous le nom de « tranchée du Professeur », juste en amont de la plage de Biodola, dans la commune de Portoferraio.
Ladite tranchée résultait d’une excavation réalisée par Arturo Gianoncelli (surnommé « le professeur ») au début des années 1970, dans une veine de quartz mise à jour par l’érosion, dans laquelle se trouvait une grande cavité remplie d’argile grise. Selon ce que des personnes dignes de confiance ont rapporté à l’auteur, on y a extrait des cristaux de quartz atteignant 20 cm de longueur, isolés de la matrice et recristallisés, souvent riches en inclusions fluides et gazeuses. Dans les années 1990, il était encore possible de trouver, dans les déblais de l’excavation, de beaux cristaux isolés de quartz atteignant 6 à 7 cm de longueur. L’auteur, en réexaminant récemment au microscope le matériel recueilli lors des différentes recherches de terrain, a trouvé quelques dizaines d’échantillons portant de petits cristaux bipyramidaux d’anatase, de moins de 1 mm, croissant sur des cristaux de quartz ou inclus dans ceux-ci. Les cristaux présentent une couleur bleu foncé lorsqu’ils se sont formés dans les cavités, et bleu clair lorsqu’ils sont visibles par transparence à l’intérieur des cristaux de quartz.
- Magnésio-lucchésiite. Cristaux de San Piero in Campo (île d’Elbe) / Magnesio-lucchesiite. I cristalli di San Piero in Campo (Isola d’Elba)
Auteurs : Cristian Biagioni, Daniela Mauro, Valentina Dottorini, Andrea Dini, Paolo Orlandi, Federico Pezzotta, Ferdinando Bosi
Page 208
La présence de minéraux du supergroupe des tourmalines sur l’île d’Elbe est connue depuis le début du XIXe siècle. En plus de l’occurrence classique représentée par des cavités de filons pegmatitiques affleurant dans la zone comprise entre San Piero et Sant’Ilario in Campo, d’autres occurrences mineures ont été signalées par des minéralogistes antérieurs. Toutefois, aucune donnée cristallochimique n’avait été fournie, et une classification précise de ces tourmalines faisait défaut. Dans le cadre d’une étude minéralogique des tourmalines non pegmatitiques de Toscane, un spécimen récolté il y a environ 40 ans par l’un d’entre nous (P.O.) près de San Piero in Campo, à proximité de la chapelle San Rocco, a été étudié. La tourmaline se présente sous forme de cristaux courts, prismatiques, brillants, atteignant 3 mm de longueur, de couleur noire, associés à de la chlorite et du mica, dans des fractures d’une roche à spinelle + chlorite de l’auréole de contact de l’intrusion du Monte Capanne. Ce minéral du supergroupe des tourmalines a été identifié comme magnésio-lucchesiite, une phase récemment décrite au Canada. La meilleure qualité de l’échantillon provenant de l’île d’Elbe a permis une caractérisation cristallochimique complète de cette espèce. Le spécimen de San Piero in Campo est chimiquement inhabituel, caractérisé par une teneur très élevée en Al, avec 7,74 atomes d’Al par unité formule (apfu), dont 0,95 apfu d’Al remplaçant Si. Sa formule empirique ordonnée est (Ca₀,₈₈Na₀,₁₂)Σ₁,₀₀(Mg₁,₄₅Fe²⁺₀,₄₀Al₀,₇₉Fe³⁺₀,₃₆)Σ₃,₀₀Al₆[(Si₅,₀₅Al₀,₉₅)Σ₆,₀₀(BO₃)₃][(OH)₂,₉₀O₀,₁₀]Σ₃,₀₀(O₀,₉₈F₀,₀₂)Σ₁,₀₀.
L’examen de la collection minéralogique du Musée d’histoire naturelle de l’Université de Pise a permis de trouver un autre spécimen présentant la même morphologie, la même association minéralogique et la même occurrence que l’échantillon étudié. De plus, des spécimens supplémentaires sont conservés dans la collection Roster, hébergée au Musée d’histoire naturelle de l’Université de Florence, comme indiqué dans les catalogues de la collection Roster.
Un nouvel échantillonnage réalisé en juin 2019 dans la zone de la chapelle San Rocco a permis la collecte de nouveaux spécimens, dans des fractures d’une métabasite riche en amphibole. Des cristaux atteignant 1 cm, brillants, à habitus court prismatique, de couleur noire, associés à de la titanite, de la pyrite et de l’amphibole, ont été trouvés. L’association avec la titanite et l’amphibole rappelle certaines descriptions données par les minéralogistes du XIXe siècle.
La formule empirique ordonnée d’un cristal provenant de cette nouvelle découverte est (Ca₀,₇₁Na₀,₂₁□₀,₀₈)Σ₁,₀₀(Mg₂,₄₉Fe²⁺₀,₄₁Ti₀,₁₀)Σ₃,₀₀(Al₅,₄₄Fe³⁺₀,₄₆V₀,₀₁Mg₀,₀₉)Σ₆,₀₀[(Si₅,₈₇Al₀,₁₃)Σ₆,₀₀O₁₈](BO₃)₃(OH)₃[O₀,₆₁(OH)₀,₃₉]Σ₁,₀₀.
Elle présente quelques différences par rapport au matériau initial, avec une teneur en Al plus faible (5,57 apfu), un caractère légèrement plus oxydé et une faible teneur en Ti. Ce matériau suggère l’existence possible d’une série continue avec l’uvite, un autre minéral du supergroupe des tourmalines récemment décrit de la localité voisine de Facciatoia. La genèse de ces tourmalines particulières est probablement liée à l’interaction entre des fluides riches en B, libérés par des filons pegmatitiques, et la métabasite présente dans l’auréole thermique.
- Grenat de Campo ai Peri. Nouvelle découverte dans les métabasites de l’Elbe centrale / Granato di Campo ai Peri. Un nuovo ritrovamento nelle metabasiti dell’Elba Centrale
Auteurs : Fabio Vannini, Cristian Biagioni, Daniela Mauro
Page 218
Les grenats silicatés sont connus dans différents contextes géologiques en Toscane. Cependant, de beaux spécimens sont rares et n’ont été trouvés que dans des pegmatites (par exemple la spessartine de San Piero in Campo) et, plus rarement, dans des corps de skarn de la galerie Macei, mine de Capo Calamita. Ces deux occurrences sont typiques de l’île d’Elbe, où les grenats silicatés sont connus depuis la fin du XVIIIe siècle. En plus de ces occurrences classiques, des grenats sont également connus dans l’auréole de contact développée autour de corps magmatiques, affectant à la fois des roches sédimentaires et ophiolitiques. Une nouvelle découverte de beaux spécimens de grenat, réalisée en 2003 et 2004, est signalée à Campo ai Peri, sur le versant oriental du Monte Orello, dans l’Elbe centrale. Le grenat se présente sous forme de rhombododécaèdres orange-rouge, atteignant 2 mm de diamètre, associés à des cristaux prismatiques verts d’épidote et à du quartz blanc laiteux, dans des veines de quartz encaissées dans des métabasaltes appartenant au Complexe IV de Trevisan. La formule chimique de l’échantillon étudié, d’après l’analyse chimique EDS, est : (Ca₂,₇₃Fe²⁺₀,₂₃)Σ₂,₉₆(Al₁,₀₁Fe³⁺₀,₉₆)Σ₁,₉₇Si₃,₀₄O₁₂ ; cette chimie est en accord avec les résultats du raffinement de la structure cristalline effectué à partir de données de diffraction des rayons X sur cristal unique. Le paramètre de maille est a = 11,9454(14) Å, V = 1704,5(6) ų. Ce grenat peut donc être classé comme un membre intermédiaire de la série grossulaire-andradite. Antonio D’Achiardi, dans sa Mineralogia della Toscana, a décrit des spécimens similaires provenant de San Piero in Campo ; en réalité, cette provenance est très probablement erronée et pourrait résulter d’une interprétation incorrecte d’anciennes étiquettes manuscrites indiquant « Campo (Elba) » comme localité de récolte de ces spécimens.
En effet, la composition chimique de ce spécimen historique est similaire à celle du grenat provenant des découvertes récentes. Dans la collection minéralogique de l’Université de Florence se trouvent d’autres spécimens, appartenant à l’origine aux collections Foresi et Roster, provenant de Campo ai Peri. D’autres collectionneurs de minéraux ont signalé la présence de grenats dans la région du Monte Orello.
- Le grenat octaédrique de l’Affaccata. Un classique de la minéralogie de l’île d’Elbe / Il granato ottaedrico dell’Affaccata. Un classico della mineralogia elbana
Auteurs : Daniela Mauro, Cristian Biagioni, Lorena Gliatta, Federica Zaccarini
Page 226 - Calendrier des manifestations 2021 / Calendario manifestazioni 2021
Auteur : Claudio Masieri
Page 232
Notes
| ↑1 | L’abstract disponible sur le site de la RMI est très touffu et beaucoup plus riche que la traduction ci-dessous, avec, notamment, une note additionnelle sur l’évolution tectono-magmatique de l’île d’Elbe au Miocène tardif. |
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