Année 2012

En bas de cette page, l’éditorial du numéro, où le rédacteur en chef explique en quoi ce numéro marque un tournant quant à sa montée en qualité, l'adoption de standards pour sa reconnaissance par ses pairs.
Au sommaire :
- Arsenogoyazite et iltisite de la mine « Las Cocotas », Tijola, Almería, Espagne / Arsenogoyazita e Iltisita de la mina « Las Cocotas », Tijola, Almería (España)
Auteur : César MENOR-SALVÁN
Page 1-5
La présence de cristaux bien formés du rare arséniate d’aluminium et de strontium, l’arsénogoyazite, provenant de l’ancienne mine de cuivre « Las Cocotas » (Tíjola, Almería, Espagne), est décrite. Les habitus observés comprennent des cristaux bipyramidaux et tabulaires formés par combinaison de rhomboèdres. La composition inclut des proportions variables de phosphate, de fluorure et de calcium. En outre, on observe l’apparition de très petits cristaux et de grains xénomorphes de ce minéral du mercure qu’est l’iltisite.
- Kaňkite y kaatialaite des mines de Varilongo, Santa Comba, La Corogne, Espagne / Kankita y Kaatialaita de las Minas de Varilongo (Santa Comba, La Coruña, España)
Auteurs : Carlos J. RODRÍGUEZ VÁZQUEZ et César MENOR-SALVÁN
Page 7-19
L’altération de l’arsénopyrite associée aux filons W-Sn des anciennes mines de Varilongo (ou mines de Santa Comba, La Corogne) donne lieu à une série de minéraux arsenicaux oxydés, qui, comme c’est habituel, sont regroupés sous la dénomination de scorodite sans caractérisation minéralogique plus poussée. Cependant, outre la scorodite stricto sensu, ont pu être identifiés les rares arséniates de fer kaňkite et kaatialaïte, décrits dans ce travail.
- Mrázekite, Bi2Cu3(PO4)2O2(OH)2•2H2O, de la mine Assunçao, Aldeia Nova, Ferreria de Aves, Viseu, Portugal / Mrázekita, Bi2Cu3(PO4)2O2(OH)2•2H2O, de la mina Assunçao (Aldeia Nova, Ferreria de Aves, Viseu, Portugal)
Auteur : César MENOR-SALVÁN
Page 21-25
Dans cette brève note, la mrázekite, un rare phosphate de cuivre et de bismuth, est décrite dans la pegmatite de la mine Senhora da Assunção (Viseu, Portugal). Le minéral, identifié au moyen de la MEB-EDS et de la microsonde, est associé à la torbernite et à des matériaux d’altération (oxydes de fer et silicates) et présente une composition similaire à celle décrite pour le matériau type (48,9 % Bi, 21,02 % Cu, 6,26 % P, 22,75 % O).
- La diaphorite de Hiendelaencina, Guadalajara, Espagne / La diaforita en Hiendelaencina (Guadalajara, España)
Auteur : Ignacio GASPAR SINTES
Page 27-34
Hiendelaencina fut autrefois un important producteur d’argent, fournissant d’abondants et excellents spécimens de sulfures argentifères bien cristallisés. Parmi eux se distingue la freieslebénite, un rare sulfoantimoniure d’argent et de plomb, dont Hiendelaencina a fourni par le passé les meilleurs spécimens au monde, avec des cristaux atteignant 3 cm. On a toujours soupçonné que certaines des pièces classées comme freieslebénite dans ce gisement pouvaient correspondre à son dimorphe, la diaphorite, qui ne peut être différenciée que par des techniques d’analyse de type DRX (diffraction des rayons X). Ce travail présente les résultats obtenus sur un échantillon prélevé dans la mine La Fuerza Hiendelaencina, lesquels conduisent à la diaphorite.
- Minéralogie des éléments rares des pegmatites granitiques de Monte Galiñeiro Sur, Gondomar, Pontevedra, Espagne / Mineralogía de la pegmatita granítica de elementos raros de Monte Galiñeiro Sur, Gondomar (Pontevedra, España)
Auteurs : Moisés NÚÑEZ-GARCÍA, Raquel ANTÓN-SEGURADO, Mª Dolores BREA-FERNÁNDEZ et Carlos José RODRÍGUEZ-VÁZQUEZ
Page 35-61
Au sud-ouest du sommet du Pico de Galiñeiro Sur se trouve une petite pegmatite complexe[1]Traduction littérale de « pequeña pegmatita compleja » ou « small complex pegmatite », et non « complexe pegmatitique », voire « pegmatites » au pluriel. En français, on … Lire la suite, très appréciée des minéralogistes pour offrir une série intéressante de minéraux primaires, tels que la gahnite et des phosphates de Fe-Mn, ainsi que des minéraux secondaires issus de l’altération de ces phosphates, parmi lesquels se distinguent la rittmannite, trouvée pour la première fois en Espagne, ainsi que la phosphophyllite, l’huréaulite, la cacoxénite et la beraunite.
- Kasolite de la mine « San Rafael », Cardeña, Cordoue, Espagne / Kasolita de la mina « San Rafael », Cardeña (Córdoba, España)
Auteurs : Inmaculada RAMOS MÁRQUEZ, César MENOR SALVÁN, Miguel CALVO REBOLLAR, Antonio CARMONA RUIZ, Joan VIÑALS
Page 63-76
La mine « San Rafael » (Cardeña, Cordoue) fut l’une des principales exploitations situées sur le filon Zumajo, constitué de quartz et d’une minéralisation métallique Pb-Zn, dans le contexte du pluton granodioritique de Los Pedroches. Dans ce travail, la découverte de la kasolite (silicate de plomb et d’uranyle) dans le matériau filonien de la mine « San Rafael » est décrite, et l’origine possible de ce minéral est discutée.
L’éditorial de ce numéro, dans lequel le rédacteur en chef indique pourquoi ce numéro marque un tournant dans l’histoire de la revue, en lui faisant passer un cap vers davantage de rigueur en adaptant son format à celui des publications scientifiques de haut niveau.
Lire la suiteReplierCe troisième volume de la revue Acopios a été très important pour nous, car il a marqué un tournant dans sa courte histoire : cette année, grâce au projet Open Journal Systems en espagnol et aux efforts de ses éditeurs, la revue se présente sous une forme bibliographiquement normalisée en tant que revue électronique en libre accès. Ainsi, à l’heure actuelle, la revue remplit tous les critères de qualité exigés pour faire partie de bases de données de revues et de moteurs de recherche de données bibliographiques. Cet effort a été reconnu par son inclusion dans des annuaires tels que le DOAJ (Directory of Open Access Journals) et par l’attribution d’un numéro DOI (Digital Object Identifier), identifiant unique pour chaque article, qui garantit que le contenu de la revue soit citable et accessible, tout en permettant aux auteurs qui contribuent à Acopios d’inclure ces travaux dans leur curriculum vitae ou comme citations dans d’autres travaux.
Ce succès a été rendu possible grâce à l’aide de Digital CSIC, dont l’un des objectifs est de promouvoir la publication de textes et d’articles originaux dans tous les domaines du savoir en libre accès, philosophie dans laquelle Acopios est née et selon laquelle elle atteint, pas à pas, sa maturité. Ainsi, les lecteurs qui nous ont suivis depuis le début ont été témoins de tout son processus de naissance et d’évolution.
Cependant, l’édition d’une revue en libre accès n’est pas une tâche simple en ces temps. Actuellement, la science et la culture dans notre pays subissent un inquiétant abandon de la part des institutions et du gouvernement, qui se traduit par des coupes budgétaires qui, dans de nombreux cas, portent un coup mortel à de nombreuses initiatives et projets. Acopios, comme beaucoup d’autres revues en libre accès en espagnol, est possible grâce à une initiative financée par des fonds publics qui assure le support informatique, le serveur sur lequel elle est hébergée et le logiciel normalisé utilisé pour sa construction. Cette initiative, comme toutes les initiatives culturelles en Espagne, se trouve dans une situation de grave vulnérabilité. De même, d’autres aspects de son fonctionnement, tels que l’attribution du DOI ou le travail même qu’implique l’édition des articles, dépendent de l’effort, tant financier qu’en temps, fourni bénévolement par des particuliers. Je considère comme nécessaire que le lecteur connaisse les circonstances qui entourent la création d’une initiative comme Acopios.
Dans ce volume, le lecteur pourra trouver deux articles intéressants sur la minéralogie de la Galice, en plus des habituelles brèves. Nous inaugurons également une nouvelle section, intitulée Textes, consacrée à la publication de textes et de manuels liés à la minéralogie, sous licence Creative Commons, et qui ne font pas partie des articles et brèves habituels, mais peuvent présenter un intérêt pour les lecteurs.
En résumé, le volume 3 d’Acopios-Revista Ibérica de Mineralogía est marqué par le succès, la mise en place d’une nouvelle étape de maturité, ainsi que par l’augmentation du nombre d’auteurs, de lectures et de téléchargements de ses articles, qui, je l’espère, seront appréciés et utiles à tous les lecteurs.
César Menor Salván
31 décembre 2012
Notes
| ↑1 | Traduction littérale de « pequeña pegmatita compleja » ou « small complex pegmatite », et non « complexe pegmatitique », voire « pegmatites » au pluriel. En français, on emploie plus volontiers « les pegmatites » que « la pegmatite », mais, comme les Espagnols disent précisément « La pegmatita conocida entre los mineralogistas como Pegmatita del Galiñeiro », soit « La pegmatite connue chez les minéralogistes comme la pegmatite du Galiñeiro », j’utilise le singulier dans le cas présent. |
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