La concession pour antimoine de Lubilhac, canton de Blesle

- L'antimoine dans le département de la Haute-Loire — Christian Vialaron
- Une mine d'antimoine en Auvergne — Christian Vialaron
- L’arsenic — Christian Vialaron
- Un gisement célèbre en France : La Mine d’Antimoine de Daü (Haute-Loire) — Christian Vialaron
- La Senouire, une vallée minière entre La Chaise-Dieu et Paulhaguet (Haute-Loire) — Christian Vialaron
- La barytine en Haute-Loire — Christian Vialaron
- Mines de Plomb en Haute-Loire — Christian Vialaron
- La mine gauloise de la Rodde d’Ally (Haute-Loire) — Christian Vialaron
- Les Mines d’Antimoine en Haute-Loire — Christian Vialaron
Toujours sur son terrain de jeu favori de Haute-Loire, Christian Vialaron[1]Christian Vialaron est archéologue minier, chercheur associé à l’Université de Toulouse-Le-Mirail. Son travail d’archéologue, reconnu pour ses travaux tant sur son département que dans … Lire la suite) consacre ce nouvel opus à la mine d’antimoine de Daü (avec le tréma sur le « u »).
Au sommaire :
- Préface
- Introduction
- Situation géographique et cadastres
- Géologie et métallogénie du district de Brioude-Massiac et place du secteur minéralisé de Daü (Jacques Galvier)
- Exploitation de l’antimoine dans la Haute-Auvergne du 18e siècle
- Découverte du gisement d’antimoine de Daü et exploitation du sieur Altaroche
- Exploitation par le sieur Pierre Boudon et institution de la concession pour antimoine de Lubilhac
- Exploitation de messieurs Brugeiroux et Mérijot
- Exploitation de la Société Nationale d’Exploitation des Mines
- Exploitation de messieurs Julien Brugeiroux et Prosper Sorel
- Exploitation de monsieur Emmanuel Chatillon
- Exploitation de la Société Anonyme Miniere e Fonderie d’antimonio
- Exploitation de la Société Anonyme Française Mines et Fonderie d’Antimoine
- Production de la concession de Lubilhac
- Travaux de recherche après la renonciation de la concession
- Travaux pour antimoine hors concession (historique, état des lieux et commentaire)
- Filon de la Minayre de Lubilhac
- Emplacement des principaux filons de la région de Daü
- Filons de Pied-Brut (du Dois du Seigneur) des Tranchées et de Viallevielle (rive gauche)
- Filons de Dahu (Le Cerisier)
- Filons de Charduchy et Pelouze (Payrouze)
- Filons de Benedetti
- Filons de Taidevèze et de la Combelajacqué
- Filon de la Minayre (des Terres Blanches, des Anglais)
- Filons entre Brousse et Vazerat
- Sections de galeries
- Conclusion
- Bibliographie
La mine du Daü à Lubilhac a connu ses heures de gloire tant sur le plan minier que minéralogique !
En effet au cours de l’exploitation du 18e au 20e siècle, la mine a produit les meilleures cristallisations de stibine connues à l’époque.
Un livre intéressant sur une des plus belles localités minéralogiques de France.
Revue de l’ouvrage dans « Le coin des lecteurs », Le Règne Minéral – 30 novembre / décembre 1999
Avec ce nouveau titre, Christian Vialaron complète son étude des gîtes d’antimoine du Massif central, travail commencé avec L’antimoine dans le département de la Haute-Loire (1993), suivi, quelques années plus tard, par Une mine d’antimoine en Auvergne (1996).
Il est bon de rappeler que l’extraction de cette substance a joué, en son temps, un rôle important dans l’économie minière française. En effet, ainsi que le notait L. de Launay, dans son Traité de métallogénie (1913) : « En Europe, la France occupe, pour l’antimoine, une place prépondérante. En 1880, sa production était seulement de 180 t ; en 1889, de 316 t (Haute-Loire et Corse). Elle dépasse aujourd’hui 5000 t. Les principaux centres de production y sont : d’une part La Lucette (Mayenne)[2]A lire absolument sur cette localité, La mine d’or et d’antimoine de la Lucette (Mayenne) — Pierre-Christian Guiollard. ; de l’autre, le groupe de la Haute-Loire (Brioude) et du Cantal ». Ce que rappelle aussi E. Raguin dans sa Géologie des gîtes minéraux : « Autrefois, la France était le principal pays producteur. En 1909, le district de Massiac a fourni plus de 1700 tonnes de régule ».
Solidement basé sur une étude exhaustive des archives de France, des Archives départementales, de celles du Service des Mines, des documents cadastraux et de la littérature, cet ouvrage de 126 pages est remarquablement illustré d’excellentes photos en couleurs tant des travaux miniers que des minéralisations, de reproductions de documents d’époque (affiches, plans, manuscrits, cartes postales), etc. À ceci s’ajoute un nombre impressionnant de croquis annotés des levers très détaillés sur les différents filons de la zone étudiée.
Après une brève introduction, l’auteur précise les limites géographiques du secteur d’étude ; des extraits de documents cadastraux apportent d’intéressantes précisions. Suit un bon aperçu de la géologie régionale avec cartes et coupes des terrains rencontrés. Vient ensuite l’historique du gisement, solidement étayé par de nombreux extraits de lettres, rapports techniques, tableaux d’effectifs, etc. De 1771 jusqu’à la renonciation de la concession le 21 février 1934, on suit ainsi, dans le détail, l’évolution des travaux miniers au gré des nombreux changements de direction, des aléas de l’exploitation, et en fonction des impératifs de l’histoire et de l’économie. Un dernier chapitre traite des divers travaux de recherche menés postérieurement à la renonciation et se termine avec l’arrêt, en 1978, des prospections du BRGM. Cette dernière partie soulève le problème de l’ancienneté réelle des travaux miniers dans la région.
Une suite de 58 plans et croquis, levés in situ, apporte des renseignements détaillés sur les travaux et les minéralisations des différents filons encore visibles sur le terrain. Cette dernière partie est illustrée par une série de clichés de galeries minières et de quelques objets trouvés au cours des investigations.
Enfin, une quarantaine de levers de sections de galeries permettent de se faire une idée précise de leur géométrie et de leurs dimensions.
En conclusion, l’auteur rappelle l’importance des travaux miniers liés à l’exploitation de l’antimoine dans le district de Brioude-Massiac et souligne que ses recherches lui au aussi permis de « mettre en évidence un district argentifère exploité dès le premier âge du fer dans une zone située entre le sud et l’ouest de Brioude ». Une bibliographie termine l’ouvrage.
Cet excellent travail se doit de figurer dans toute bibliothèque s’intéressant à l’archéologie minière et l’histoire économique de la Haute-Loire, ainsi que dans celle de chaque passionné de minéralogie, car, ne l’oublions pas, les plus beaux échantillons de stibine français ont été collectés dans la zone étudiée. Un certain nombre de ces échantillons (provenant de collections privées et de musées nationaux) est d’ailleurs présenté par d’excellentes photographies de Jeffrey Scovil, Louis-Dominique Bayle et l’auteur.
Notes
| ↑1 | Christian Vialaron est archéologue minier, chercheur associé à l’Université de Toulouse-Le-Mirail. Son travail d’archéologue, reconnu pour ses travaux tant sur son département que dans l’Hexagone, mais aussi en Roumanie et en Espagne, consiste en expertise, sauvetage, prospection et aménagement. Son travail d’historien est essentiellement axé sur les mines métalliques dans le département de la Haute-Loire. Infatigable prospecteur et collectionneur de minéraux depuis près de 40 ans, il publie à partir de 1993 des ouvrages sur les mines et les minéraux de la Haute-Loire :
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| ↑2 | A lire absolument sur cette localité, La mine d’or et d’antimoine de la Lucette (Mayenne) — Pierre-Christian Guiollard. |

