Avril 2026

À noter dans ce numéro un article que j’ai trouvé particulièrement intéressant sur comment détecter le vrai du faux, après avoir clairement défini ce que ça voulait dire[1]Eh oui, j’ai traduit le not real de l’article original par faux par souci de facilité, mais le concept recouvre bien des réalités.. Une fois n'est pas coutume, un petit résumé après le sommaire.

Au sommaire :

  • Le top 10 des minéraux et des gemmes couleur bleu nuit / Top 10 night-sky minerals and gems
  • Météorites[2]Vous noterez qu’il n’est pas possible de traduire meteoritics simplement, car meteoritics signifie la science des météorites, et météoritisme n’existe pas en français. / Meteoritics
  • Quand la pierre de l’âge de glace se met au service d’un design vivant dans le Montana / Ice-age stones meet living design in Central Montana
  • Vrai ou faux ? Des astuces pour acheter des minéraux / Real or not real? Shopping tips for rocks & gems
  • Rock & Gem Kids : des diamants qui n’en sont pas / Rock & Gem Kids: diamonds that are not diamonds
  • Guide de terrain : la malachite / Field guide: malachite
  • Le coin des lapidaires : rubis, fuchsite, cyanite / What to cut: ruby, fuchsite, kyanite
  • Des visages dans les pierres / Seeing faces in stones
  • La calcite noire à la mine Petroglyph / Black calcite at the petroglyph mine
  • Retro rocks : comprendre le groupe des zéolites / Retro rocks: understanding the zeolite mineral group
  • Rock Science : les fabuleux œufs de Fabergé / Rock Science: Fabergé’s fabulous eggs

J’ai trouvé l’article sur le « Vrai ou faux ? » assez intéressant, et plein de bon sens. Je vous en livre un petit résumé.

Le dilemme existentiel du collectionneur.
L’article commence par la question qui empêche tout collectionneur de dormir : « Est-ce que ce caillou est vrai ? » Mais attention, la réponse n’est pas aussi simple qu’un « oui » ou un « non ». Entre les minéraux synthétiques, les spécimens réparés et les « restaurations » un peu trop zélées, le marché est un véritable champ de mines. Selon l’auteur, la vraie question n’est pas tant de savoir si c’est « vrai », mais si c’est « acceptable » pour vous.

L’aveu de l’expert : « Oups, je me suis fait avoir ! »
Même les pros se font piéger. Jeff Starr nous raconte avec une certaine autodérision comment il a craqué pour une magnifique fluorine avant de réaliser, un peu tard, qu’elle sortait tout droit d’un laboratoire. Morale de l’histoire : si la couleur semble trop belle pour être honnête, c’est probablement qu’elle l’est.

La « chirurgie esthétique » pour minéraux.
L’article nous apprend que presque tous les minéraux passent par la case « préparation ».

  • Le nettoyage : Un petit bain d’acide (oxalique ou fluorhydrique) pour enlever la rouille ? C’est tout à fait normal et c’est même encouragé pour révéler la beauté intérieure du spécimen.
  • Le collage : La nature est parfois brutale et les cristaux se cassent sous terre. Starr nous dit franchement : soit vous acceptez une belle réparation à la colle, soit vous vous résignez à ne jamais posséder certains spécimens rares. Son conseil de pro : emportez une petite lampe UV pour débusquer les traces de colle fluorescente.

Cuisine et dépendance : le citrine-gate.
L’irradiation et la chaleur font des miracles : la topaze devient plus bleue et l’améthyste se transforme en citrine dorée. L’auteur a d’ailleurs essayé de jouer au petit chimiste en chauffant lui-même ses améthystes… pour finir avec des cristaux d’un blanc laiteux peu appétissant. Il tire son chapeau aux Brésiliens, les vrais chefs de la « cuisson » minérale.

Le mot de la fin : La honte de l’aragonite
Pour conclure, l’auteur confesse avoir acheté des années auparavant, auprès d’un revendeur de ses amis, une aragonite avec ce qu’il pensait être de la malachite verte en bonus. Surprise : c’était un produit chimique « cuit » sur la pierre pour faire joli. Malgré ce « soupir et ce rougissement », il l’aime quand même.

En résumé : Éduquez-vous, utilisez vos UV, posez des questions et surtout, comme le dit Starr, bonne chance pour votre prochaine partie de « pêche » aux cailloux (les vrais, si possible !).

Parution :
Maison d’édition : EG Media Investments, LLC
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Notes

Notes
1 Eh oui, j’ai traduit le not real de l’article original par faux par souci de facilité, mais le concept recouvre bien des réalités.
2 Vous noterez qu’il n’est pas possible de traduire meteoritics simplement, car meteoritics signifie la science des météorites, et météoritisme n’existe pas en français.

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