Luitré - Parcé (Ille-et-Vilaine)

La Mine de Montbelleux — Jean-Marie Bodin
Éditions :Relié
ISBN : 9782488826006
Taille : 21,00 x 30,00 cm
Pages : 208

Les précommandes sont en cours sur le site des Éditions du Piat : www.minerauxetfossiles.com[1]Le tirage n’est prévu qu’à 300 exemplaires. Les Éditions du Piat ont prêté leur main experte pour assister l’auteur dans son entreprise à compte d’auteur.. Livraison prévue à partir du 20 février 2026. Je pense le faire passer devant dans ma liste de lecture.

Ça y est. Il est arrivé, une semaine plus tôt qu’attendu. Et hop, en haut de la pile (désolé pour les autres livres en attente, mais bon, il faut faire des choix…)

Comme de nombreux amateurs de minéralogie, j’ai un goût particulier pour l’histoire minière. Cet ouvrage va venir, sans aucun doute, étoffer la bibliographie de l’histoire minière française. Il viendra enrichir mon étagère sur les mines, au côté des Vialaron et autres Guiollard et Mari.

L’auteur, Jean-Marie Bodin, n’est pas non plus complètement inconnu dans le monde des amateurs d’histoire minière. Son nom est déjà associé à la mine de Montbelleux[2]Jean-Marie Bodin est membre de la 3M, l’association Mémoire de la Mine de Montbelleux. Source : le site de la 3M. Il a en effet déjà écrit un article d’une dizaine de pages dans le Minéraux et Fossiles — 225 de janvier 1995, article sur l’activité minière de Montbelleux, déjà précurseur de son livre. J’ai hâte d’en voir les développements.

La mine avait aussi, évidemment, fait l’objet d’une entrée de près de dix pages dans l’Inventaire minéralogique de la France — 13 — Ille-et-Vilaine (35). Elle était accompagnée de deux des quatre seules photographies couleur de la série de l’Inventaire.

Enfin, ce livre me parle d’autant plus que la mine de Montbelleux m’est familière, au moins de nom, car elle est limitrophe de la Mayenne, où j’ai grandi et fait mes premières armes en prospection de minéraux. Je n’ai malheureusement jamais pris le temps d’aller y faire un tour (ça faisait loin en vélo depuis Château-Gontier, mais je suis aujourd’hui impardonnable, car j’habite à Nantes, toujours limitrophe de l’Ille-et-Vilaine). Cette lecture va certainement m’inciter à aller voir par là-bas (même si j’ai cru comprendre qu’un préfet frileux et une agglomération qui ne tient pas ses engagements ont décidé d’interdire l’accès au site).

 

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La quatrième de couverture :

À la suite de mes études de médecine, j’ai obtenu un diplôme d’anesthésie réanimation, spécialité que j’ai exercée avec dévouement. Intéressé par la géologie depuis la classe de 4e, j’ai constitué une collection année après année, avec très vite un vif intérêt pour les minéraux métalliques. Pendant cette période, la minéralogie étant en plein essor, j’ai eu la chance de rencontrer des collectionneurs avertis.

Madame Lisette le Scao, habitant Gourin, m’a fait découvrir la qualité des pièces et leur approche esthétique. Visiteur régulier du PLM Saint-Jacques à Paris, j’ai connu René Daulon qui côtoyait régulièrement les mineurs de Panasqueira, au Portugal. Il sélectionnait de magnifiques cassitérites et wolframites. Mon intérêt pour ces minéraux a évolué en une passion dévorante.

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Né en 1949 dans les environs de Fougères, j’ai souvent entendu parler de la présence des allemands à la mine de Montbelleux. Cette mine, présentant des caractéristiques similaires à celle de Panasqueira, m’a particulièrement fasciné. Le tungstène qu’on y exploitait est un minéral stratégique pour la fabrication d’aciers spéciaux. Depuis 1905, la vie de la mine fut intimement liée aux fluctuations des cours mondiaux. Elle était toujours exploitée dans les années 1980, ce qui m’a incité à démarrer une recherche historique. J’ai rencontré les hommes qui ont dirigé les travaux miniers. Robert Schnell, Philippe Vecten, Jean Thory, Jean-François Herbinger et de nombreux mineurs. Ils m’ont relaté leur expérience, confié des documents, du matériel, et de nombreuses photographies. C’est ainsi que j’ai pu reconstituer l’histoire de la mine de Montbelleux, ressuscitée de nombreuses fois, portée par les espoirs des investisseurs. Je vous invite à découvrir les richesses de ce gisement et, qui sait, ce que l’avenir lui réserve.

Mais cette petite mine n’a toujours pas livré tous ses secrets…

Jean-Marie Bodin

 

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Notes

Notes
1 Le tirage n’est prévu qu’à 300 exemplaires. Les Éditions du Piat ont prêté leur main experte pour assister l’auteur dans son entreprise à compte d’auteur.
2 Jean-Marie Bodin est membre de la 3M, l’association Mémoire de la Mine de Montbelleux. Source : le site de la 3M

Cet article a 3 commentaires

  1. Bachminska

    Bonjour .Je cherche les traces des Polonais dans les mines en Bretagne.J’aimerais savoir si dans le livre de Mr Jean Marie Bodin le sujet est abordé .
    Cordialement Alicia B

    1. B'

      Bonjour Alicia. Merci pour votre question.
      Contrairement aux bassins miniers du Nord et de l’Est, la Bretagne n’a pas de « tradition » polonaise, bien que des mineurs polonais aient pu, çà et là, venir grossir les rangs des effectifs des exploitations bretonnes.
      Question de timing certainement, car le déclin des mines bretonnes était déjà bien entamé, dès le XIXe siècle, lorsque les grandes vagues polonaises du XXe siècle, et les Petites Pologne qui fleurissaient autour des exploitations, ont connu leur apogée.
      La mine de Montbelleux n’échappe pas à ce constat : je n’ai pas le souvenir d’avoir croisé de mention spéciale sur les mineurs polonais (comme c’est le cas en général dans les monographies des sites du Nord, par exemple). Mais je vais repasser sur les chapitres consacrés aux mineurs et à leurs origines pour m’assurer de n’être pas passé à côté.
      Concernant cette mine en particulier, je suis certain que vous pouvez contacter l’auteur en passant par le site de la 3M : formulaire de contact et ainsi obtenir, je l’espère, des précisions qui ne figureraient pas dans l’ouvrage (l’auteur fait des choix éditoriaux et n’exploite pas toujours la totalité de l’immense masse documentaire à sa disposition, qu’il connaît généralement sur le bout des doigts).
      Je n’ai pas de souvenir particulier suite à mes lectures sur la mine de la Lucette (ce n’est pas la Bretagne, mais presque) donc l’exploitation a continué dans la première moitié du XXe siècle, mais je suis peut-être passé à côté (je vais aller voir).
      Concernant les vagues polonaises des autres régions, je ne saurais trop vous conseiller la lecture des quelques pages qui y sont consacrées sur mineurdefond.fr : Généralités, Les polonais dans le bassin minier conférence mineurs du monde, Le retour au pays des Mineurs polonais et Note sur le recrutement des ouvriers polonais 1922. Peut-être y trouverez-vous des pistes pour vos recherches.

  2. Bachminska

    Bonjour , un grand merci pour votre réponse et les informations. J’ai visité les mines de Brais et on m’a dit qu’en Bretagne il n’y avait pas bcp « d’experience du travail dans les mines et les gens ne savait pas y travailler et c’est pour cela on a fait venir des Mineurs Polonais,.
    Dans les Mines de Brais il y avais des Polonais, et aussi à la Mine de Pont Pean.
    Je me suis dit que la Mine de Montbelleux était grande et importante, et peut être elle a employé aussi des mineurs polonais.Je vais chercher encore.Je vous serai très reconnaissante pour toutes sortes d’informations.Merci encore.Alicia

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