
Édit : ça y est, il est arrivé dans ma boite aux lettres, en même temps que Spirou (eh oui, que voulez-vous). Je vais prendre le temps de le lire à tête reposée. Mais pour l’instant, je l’ai juste parcouru et il me fait déjà bonne impression. Y’a comme un air du Journal of the Russell Society et ses rapports topographiques. Je le lis et je vous dis quoi très vite.
Cadeau de l'éditeur : un lien vers un teaser en pdf. A télécharger et à consulter si vous hésitiez encore à vous abonner.
Au sommaire :
- La mine Mérétrice, Diahot, Nouvelle-Calédonie
Auteurs : Cédrick Gineste, Benoît Delvinquier, Pierre Maurizot
page 6-29
L’ancienne mine de plomb-zinc-argent de Mérétrice fut une petite exploitation active de manière intermittente entre 1884 et 1930 dans le Grand Nord de la Nouvelle-Calédonie. Ce gisement de sulfures massifs de type SEDEX (sédimentaire exhalatif) est situé dans les terrains métamorphiques du bassin du Diahot. Il comprend un chapeau de fer qui a fourni une minéralogie relativement variée pour la Nouvelle-Calédonie avec des espèces comme l’anglésite et la cérusite devenues des classiques et d’autres minéraux plus rares décrits ici pour la première fois.
- Minéralogie du Puech de Leguo, La Capelle-Bleys, Aveyron
Auteurs : Cédrick Gineste, Laurent Gayraud, Jean-Marc Johannet
Page 30-43
La petite carrière de Puech de Leguo située dans le nord-ouest de l’Aveyron a fourni une suite de phosphates bien cristallisés. Des trouvailles récentes de saléeite et greifensteinite viennent compléter la liste des raretés identifiées dans cette localité. Ces découvertes sont replacées dans le contexte géologique du leucogranite de La Capelle-Bleys prospecté depuis longtemps pour différents métaux, puis pour l’uranium dans les années soixante.
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- Uranium oblige, cet article passionnant est accompagné d'une petite extension : Pourquoi certains quartz sont-ils « fumés » ? Quand la radioactivité colore les cristaux
Le quartz est l’un des minéraux les plus répandus sur Terre. Transparent, brillant, souvent parfaitement cristallisé, il se décline dans une étonnante palette de couleurs : violet pour l’améthyste, jaune pour la citrine, rouge sang pour le quartz hématoïde… et brun à gris pour le quartz fumé. D’où vient cette dernière teinte fumée ? La réponse nous entraîne au cœur de la structure atomique du quartz… et dans les profondeurs radioactives de la croûte terrestre.
- Ma thèse en bref : Géologie et métallogénie des mines de la côte vendéenne[1]La thèse de Loïc Bouat, résumée pour les minéralos.
Auteur : Loïc Bouat
Page 44-47
Sur la côte vendéenne, les anciennes mines de plomb argentifères présentent une minéralogie à fluorine, barytine et galène. Ces objets ont été le sujet d’un travail doctoral couplant observations de terrain, études microscopiques et analyses géochimiques. Il montre que ces minéralisations sont le fruit du mélange de plusieurs types de fluides (eaux saumâtres, eaux chaudes du socle et eaux météoriques) circulant à proximité de la discordance entre le Massif armoricain et le Bassin aquitain. L’ensemble des données permet de proposer un modèle métallogénique reliant ces dépôts à l’extension tectonique associée à l’ouverture du golfe de Gascogne à la fin du Jurassique.
- Les techniques des pros : Les données du LiDAR HD comme outil de prospection[2]Par une étrange coïncidence, cet article se rapproche, dans sa thématique (application pour la prospection minéralogique), d’un article paru dans Rock & Gem de juin 2026, bien moins … Lire la suite
Auteur : Cédrick Gineste, François Le Gaillard
Page 48-53
À chaque roche ou structure géologique correspond une signature spécifique dans le relief. Ces signatures ou anomalies topographiques sont de très bons indices pour orienter la prospection et cibler des zones à vérifier sur le terrain. Si les cartes topographiques classiques ou les données à grande échelle, comme les Modèles Numériques de Terrain de type SRTM sont parfois utiles, leur résolution est souvent trop faible. La technologie LiDAR, de développement assez récent, est en train d’être déployée en France. En permettant de voir les reliefs à travers la végétation avec une précision inédite, cette technologie change la donne. Tour d’horizon des possibilités pour le prospecteur.
- Échos de prospection : Une incroyable découverte de quartz fenêtre, Val d’Allos, Alpes-de-Haute-Provence, septembre 2025
Auteurs : Yves Queffeulou, Christophe Despierres
Page 55-58
Yves : L’histoire débute il y a une trentaine d’années maintenant, lorsque je commençais à chercher des minéraux, dans l’espoir qu’un jour, je trouverai « LE » spécimen incroyable, celui, où, quand tu l’extrais, tu ne te demandes pas si c’est une pièce de dingue ou pas. Celui où il n’y a pas à tergiverser, où aucun doute n’est possible, où tu sais que là, enfin, c’est un spécimen hors du commun… Une pièce de « OUF » !!!
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Notes
| ↑1 | La thèse de Loïc Bouat, résumée pour les minéralos. |
|---|---|
| ↑2 | Par une étrange coïncidence, cet article se rapproche, dans sa thématique (application pour la prospection minéralogique), d’un article paru dans Rock & Gem de juin 2026, bien moins documenté et illustré, cependant, intitulé Des cartes aux satellites, l’évolution technique au service de la prospection. |

