Photographic atlas of detrital minerals

Atlas photographique des minéraux d’alluvions — Pierre Devismes
Partie de Mémoires du BRGM séries :
  • Atlas photographique des minéraux d’alluvions — Pierre Devismes
Éditions :Relié
Pages : 203

Cet atlas est un classique que j’ai fini par trouver sur internet (coup de bol, à petit prix). Il est mentionné dans toutes les bibliographies des ouvrages qui traitent des alluvions ou du sable en général. Il constitue une excellente référence dès lors que le propos est d’identifier, sur une base photographique, les minéraux alluvionnaires. Je suis très content de l’avoir en bibliothèque, car il m’est très utile dès que je reviens avec des seaux des bords de la Vilaine et des rivières du coin[1]Suivez l’étiquette « sables » pour davantage de références sur les alluvions..

641 clichés en couleur illustrent l’ouvrage. Les 173 espèces minérales alluvionnaires représentées couvrent à peu près l’ensemble des espèces minérales que l’on peut retrouver au fond de sa batée (tous continents confondus). Les échantillons photographiés proviennent du BRGM, mais aussi de collections privées.

Ah, pour finir, ce qui ne gâte rien : le document est bilingue français/anglais.

Au sommaire :

  • Introduction : présentation de la méthode d’étude des concentrés (exemples de concentrés bruts)
  • 1re partie : minéraux communs et accessoires des roches
    • Silice et silicates
    • Oxydes
    • Phosphates
  • 2e partie : minéraux des gîtes métallifères
    • Éléments natifs
    • Minerais des gîtes associés à des plutons granitiques ou des complexes alcalins
    • Minerais des gîtes hydrothermaux et sédimentaires
    • Minéraux des gangues
  • 3e partie : verres, roches, produits artificiels
  • Annexes
    • Table alphabétique des minéraux
    • Index géographique
    • Index des collections et des donateurs
Parution :
Maison d’édition : Edtions du BRGM
Éditeurs :
Genres :
Étiquettes :
Extrait :

Avant-propos de Jean Guigues[2]Jean Guigues, chef de la division Vendée-Bretagne, BRGM de Nantes (en 1978) — co-auteur avec Pierre Devismes de « La prospection minière à la batée dans le Massif armoricain » publié en … Lire la suite

Neuf ans après la parution de l’ouvrage « la Prospection minière à la batée dans le Massif armoricain », le Bureau de Recherches Géologiques et Minières édite un nouvel atlas photographique en couleur sur les minéraux d’alluvions. Le réalisateur en est P. DEVISMES qui dirige depuis 1958 le laboratoire de minéralogie de la division Vendée-Bretagne actuellement établi à Nantes.

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 Ayant suivi l’activité de ce laboratoire depuis son origine, je suis particulièrement heureux de présenter ce nouvel atlas, beaucoup plus complet que le précédent, qui fait honneur à la petite équipe formée par P. DEVISMES et ses 3 assistants. Il s’agit d’une documentation photographique absolument unique rassemblant un très grand nombre de variétés minérales rencontrées dans les alluvions du monde entier. Cette sélection a été faite à partir d’un nombre impressionnant de concentrés étudiés et archivés, environ 300 000.

C’est donc un ouvrage hors du commun que présente P. DEVISMES, qui vient combler une lacune dans le domaine des publications sur les minéraux d’alluvions. En assumant lui-même toutes les phases de la réalisation de l’atlas, de la sélection des minéraux caractéristiques aux prises de vues, puis au contrôle des couleurs au tirage, enfin à la mise en page, l’auteur a voulu que les planches des minéraux restituent aussi parfaitement que possible les couleurs et l’éclat des minéraux, tels qu’ils apparaissent dans les conditions normales d’examen au microscope binoculaire.

Les minéralogistes trouveront dans l’atlas des enseignements précieux sur les formes cristallines des minéraux de petite taille, disséminés dans les allusions, qui sont parfois différents et plus riches en variétés que les macroscristaux. De nombreuses macles sont photographiées. Pour certaines espèces minérales, il a fallu entre 30 et 40 clichés pour représenter toutes les variétés. C’est le cas notamment de la cassitérite, du zircon et de la monazite. La variété sédimentaire noduleuse de monazite grise, riche en europium, si rarement décrite et pourtant récemment rencontrée dans beaucoup de pays, et abondamment photographiée, parfois avec sa gangue.

Les prospecteurs ne manqueront pas d’apprécier dans l’atlas, les photos de nombreux minéraux économiques ou de minéraux traceurs comme les accompagnateurs du diamant. Ils trouveront aussi de bons exemples de minéraux non économique, mais fréquent dans les alluvions et peu décrits, tels que les leucoxènes, ou encore des gangues carbonatées ou sulfatées très utiles à reconnaître dans les battez. Pour l’or, une gamme de concentrés pesés, inférieurs à 1 g, comme on peut en trouver dans les fonds de batée, sera très pratique pour faire une estimation visuelle correcte des teneurs que le prospecteur a toujours tendance à surestimer. 

Remarques sur l’ordre de présentation :

L’ordre de présentation des minéraux qui a été adopté n’est ni un ordre alphabétique ni une classification strictement chimique. Il a paru préférable de montrer les associations minérales telles qu’on les trouve dans la nature, en plaçant côte à côte les espèces provenant des mêmes catégories de roches, par exemple : pegmatites, roches silico-alumineuses, roches calcomagnésiennes, gîtes sulfurés et leurs parties oxydées. En outre, la distinction de deux grands groupes, minéraux des roches et minéraux des gîtes, s’accorde bien avec la finalité de l’ouvrage qui est de donner aux prospecteurs miniers un maximum de références photographiques sur les minerais pouvant être trouvés dans les alluvions entourant les gîtes.

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Amusant : le prix indiqué à la fin du livre est de 400 francs (en 1978). Et aujourd’hui, on le trouve toujours à 400. Sauf que ce sont des euros !

Notes

Notes
1 Suivez l’étiquette « sables » pour davantage de références sur les alluvions.
2 Jean Guigues, chef de la division Vendée-Bretagne, BRGM de Nantes (en 1978) — co-auteur avec Pierre Devismes de « La prospection minière à la batée dans le Massif armoricain » publié en 1969 (désolé, celui-là je ne suis jamais parvenu à mettre la main dessus).

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