Juin 2025

- Mineralica — 2025-2
- Mineralica — 2025-3
- Mineralica — 2025-4
- Mineralica — 2026-1
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Au sommaire[1]Traduction de la présentation sur le site de l’éditeur. Je pense que je construirai un sommaire à l’instar de ceux des autres revues, mais j’aime beaucoup les sommaires sous forme … Lire la suite :
Chaque numéro de Mineralica me donne l’impression d’un voyage — non seulement à travers des espaces géologiques, mais aussi à travers le temps, les histoires et les points de vue. Cette édition ne fait pas exception, avec un large arc allant de minéraux microscopiques sur une île de l’Atlantique jusqu’aux traces d’outils anciens dans les hauteurs alpines.
Nous commençons par un entretien particulier avec Christopher Smith-Duque, un artiste qui a obtenu un doctorat en géochimie et travaillé dans un laboratoire. Aujourd’hui, il fait vivre la beauté des minéraux sur la toile. Dans son atelier naissent des œuvres fascinantes : fonds sombres, couleurs lumineuses, précision cristalline. Dans cet entretien, il raconte comment la nature l’a conduit vers l’art — et pourquoi il utilise désormais le pinceau pour révéler les minéraux sous un jour nouveau.
Vient ensuite un article très détaillé de Martin Grüll sur la fluorite d’Autriche. Structuré par Länder, il présente toute la diversité de ce minéral — des cubes incolores aux octaèdres d’un violet profond, des localités légendaires comme le mont Weisseck et le mont Hocharn jusqu’à des sites peu connus, décrits ici en détail pour la première fois. Nombre des spécimens présentés proviennent de collections privées et n’avaient encore jamais été exposés publiquement. Cet article richement illustré montre clairement pourquoi la fluorite est devenue l’un des minéraux de collection les plus convoités de la région alpine.
Une toute autre échelle nous attend aux Açores. En mai 2023, un groupe dirigé par Henk Smeets s’est rendu à São Miguel, la plus grande île de l’archipel. Au milieu des pentes vertes des cratères et des carrières de pierre ponce, ils ont découvert des minéraux microscopiques tels que l’aégirine, l’arfvedsonite, ainsi que de véritables raretés que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur Terre. Le paysage est à couper le souffle, les découvertes minuscules — mais sous le microscope, ce sont des mondes entiers qui se déploient.
Et enfin, un regard bien plus lointain dans le passé : dans une contribution remarquable de Walter Ungerank, nous nous tournons vers un site exceptionnel de cristal de roche datant de l’âge de pierre à Riepenkar, dans les Alpes du Zillertal. À plus de 2 800 mètres d’altitude, des collectionneurs de minéraux ont mis au jour des artefacts en quartz, tels que des lames et des pointes de flèche. Il s’agit du plus haut site archéologique jamais découvert en Autriche — un témoignage fascinant de la recherche, de l’extraction et de la transformation intentionnelles de matières premières dès le Mésolithique. Cet article est l’un des derniers que Walter a achevés, et je suis profondément reconnaissant de pouvoir publier cet aperçu de la préhistoire.
J’espère que vous prendrez autant de plaisir à lire ce numéro que nous en avons eu à le réaliser. Peut-être y trouverez-vous quelque chose qui vous inspire, vous surprenne — ou tout simplement vous réjouisse.
Notes
| ↑1 | Traduction de la présentation sur le site de l’éditeur. Je pense que je construirai un sommaire à l’instar de ceux des autres revues, mais j’aime beaucoup les sommaires sous forme d’éditorial que fait Maximilian Schiller, beaucoup plus sexys qu’une simple table des matières. |
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