MTI EDIT

MTI Edit[1]MTI, c’est pour Mineralogía Topográfica Ibérica, soit Minéralogie Topographique Ibérique. est l’initiative de passionnés de minéralogie, amateurs et professionnels, qui ont souhaité donner un cadre structuré à la publication de leur passion autour de la minéralogie. Je ne sais pas si l’on peut considérer MTI Edit comme un éditeur à proprement parler. Ou en tout cas pas comme un éditeur traditionnel. Celui-ci s’articule autour de ce qu’on appelle l’Open Journal System, ou OJS, qui est un peu comme l’Open Source de l’édition. l’OJS se situe directement en face des pay wall (littéralement, des murs de péage) des grandes revues scientifiques qui font payer l’accès à la connaissance créée par les chercheurs. Ce n’est pas le lieu, mais il faut bien comprendre qu’il y a un véritable business autour de l’édition scientifique et l’accès aux articles[2]Grosso modo, les chercheurs publient leurs recherches et découvertes dans des revues spécialisées, afin de donner de la visibilité à leurs travaux et permettre aux autres chercheurs du monde … Lire la suite.

Je suis en train de faire des recherches pour clarifier l’histoire de cet éditeur, mais il est bien connu pour sa revue principale, Acopios, ainsi que pour 3 autres : Hastial, Amalgama et Lámparas de mina españolas (la publication de cette dernière est maintenant terminée, le résultat étant une immense monographie de milliers de pages sur les lampes de mine espagnoles, et le sujet étant, pour l’heure, épuisé).

Portail de l’éditeur, qui permet notamment l’accès à l’ensemble des revues et à une multitude de ressources sur la minéralogie espagnole (en espagnol).

Acopios — 8

Acopios

Exclusivement en ligne, cette revue en langue espagnole et gratuite, lancée en 2010, préfigure peut-être la revue minéralogique du futur, par son modèle et son mode de distribution. Une réussite tant sur le fond que sur la forme.

Hastial - Vol. 10 - 2024

Hastial

Revue en ligne (et gratuite) incontournable sur le patrimoine minier espagnol, construite sur le même moule que sa sœur Acopios,

Lámparas de mina españolas — Vol. 6

Lámparas de mina españolas

C’est vrai, ce n’est pas de la minéralogie. Cette publication est néanmoins unique en son genre et entièrement consacrée aux lampes de mines. Et elle est disponible en ligne gratuitement.

amalgama vol 3 2009

Amalgama

Cette revue espagnole explore tous les sujets connexes aux mines et à l’exploitation minière : les outils, les machines, les lampes, les équipements, les évènements. Pas vraiment de charte éditoriale, pourvu qu’il y ait une mine en dessous, à côté, ou pas loin…

Notes

Notes
1 MTI, c’est pour Mineralogía Topográfica Ibérica, soit Minéralogie Topographique Ibérique.
2 Grosso modo, les chercheurs publient leurs recherches et découvertes dans des revues spécialisées, afin de donner de la visibilité à leurs travaux et permettre aux autres chercheurs du monde entier d’y accéder, de les reproduire, de les commenter, de les critiquer le cas échéant. Enfin bref, pour faire de la science. Les revues, en particulier si elles sont réputées (Science, Nature, etc.) font payer la publication, pas forcément très cher. L’important, c’est le peer reviewing, la revue par les pairs, qui permet d’écrémer les articles et de ne publier que « de la qualité » (même un article digne d’intérêt fera des allers-retours entre l’auteur et les relecteurs pour atteindre les standards de la revue). Mais leur business model, c’est surtout de faire payer l’accès aux autres chercheurs, parfois à prix d’or. Ce sont généralement les institutions pour lesquelles ils travaillent qui payent le ticket d’entrée : les universités, les centres de recherches, les laboratoires, les entreprises publiques ou privées. L’amateur, lui, n’y a pas accès sans se ruiner. Alors, il se tourne vers l’open source. Mais, bien sûr, les publications qui ont le plus d’intérêt (ce n’est pas toujours vrai cependant), sont déjà préemptées par les revues pas open source. Du coup, il passe par d’autres biais, plus ou moins dans les clous (plutôt moins que plus, en l’occurrence), comme Sci-Hub, pour enfin accéder au Graal, à l’article qui est mentionné dans toutes les bibliographies de son sujet de prédilection, mais pour lequel il n’a pas 50 euros à débourser